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1 - AVANT PROPOS
TABLE DES MATIERES
2 - LA DANGEROSITE DU CHIEN
3 - SAVOIR SE PROTEGER
4 - MON CHIEN GROGNE
5 - DOMINANCE/SOUMISSION
I - DE LA CONFIANCE
MAITRISE CORPORELLE
MAITRISE VOCALE
MAITRISE VISUELLE
MAITRISE AUDITIVE
ANTICIPATION/RAPIDITE
II - LE MATERIEL
Le Bon Matériel
Le Bon Usage
Le Collier Electrique
Le Collier à Pointes
La Pendaison
III - LA MARCHE AUX PIEDS

IV - QUESTIONS DIVERSES

Secouer pour Punir
Quand faut-il l'éduquer
Doit-il manger aprés nous
Son lieu de couchage ?
Propreté
Jouer entre chiens
Faut-il les laisser se Battre ?
Gérer son chien en liberté
Passer la porte aprés nous ?
Face aux Bêtises
Mon Chien est Sourd
 
V - AVOIR UN CHIEN MAIS...
Réfléchir avant...
Choix de la Race
Choix de VOTRE Chiot
Son 1er Transport
Son Arrivée
Sa Première Nuit
Mâle ou Femelle
L'introduire avec d'Autres
 
VI - LES TROUBLES DU COMPORTEMENT
Avant Propos
Médicaments ou Pas ?
Urine "incontrôlée"
Tournis (Spinning)
Les Peurs
RESEAU ENTRAIDE
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La marche aux pieds est, semble t il, une des principales difficultés rencontrée par bon nombre de maîtres.. Se promener avec son chien à ses côtés, sans qu'il tire sur la laisse devrait se vivre d'une manière naturelle puisque l'une des lois qui régit la plupart des animaux vivant en groupe est : RESTONS GROUPES ainsi que vous en avez pris connaissance dans la partie canine (ICI).

vidéo avec un groupe de chiens la même au ralenti

I - THEORIE

Pourquoi diable alors, certains chiens ont ils cette facheuse habitude de tirer comme des forcenés sur la laisse ? Répondre à cette question nous permettra d'avoir un début de solution, sans qu'il s'agisse pour autant de la solution miracle, puisqu'en matière canine il faut ensuite adapter, modifier le cadre en fonction de la personnalité de l'animal et du cas qu'il représente.

Cette difficulté que nous avons à faire marcher nos chiens à nos côtés, est due, à notre avis personnel, à plusieurs facteurs dont les principaux sont :

1) Quelques erreurs commises dés le début de notre relation avec le chiot et/ou le chien ;

2) Notre méconnaissance et désintérêt quant aux différentes allures de déplacements des chiens, qui varient selon l'activité et l'objectif que s'est fixé l'animal ;

3) La différence de rythme de marche entre nous et notre chien. Nous sommes pas sur le même "tempo" ;

4) Le matériel que nous utilisons (collier, laisse, harnais, etc), la considération que nous en avons et nos techniques "mode d'emploi" ;

5) Notre personne elle même avec notre manque de patience, notre exigence pour un résultat immédiat, nos paradoxes dans notre relation avec notre chien, notre absence de régularité dans l'effort, notre manque de rigueur vis à vis de nous, nos attitudes comportementales autant de petits signaux qui poussent le chien à se défendre, à prendre de la distance par rapport à nous, à nous glisser entre les doigts.

LES ERREURS COMMISES DES LES PREMIERS INSTANTS

1) Votre Réflexe de tirer sur la laisse lorsque le chiot la porte pour la première fois et qu'il refuse d'avancer :

C'est un réflexe humain, dont nous devons tous nous défaire et pour notre chiot : c'est aussi un comportement naturellement canin.

En tirant sur la laisse :

# Nous OBLIGEONS le chiot à nous suivre (or nous souhaitons qu'il nous suivre naturellement, de lui même)

# Nous déclenchons chez lui le premier réflexe à se défendre puisque :

- d'une part il ressent un serrement au niveau du cou (minime certes, mais son système sensoriel et sa sensibilité le lui font vivre d'une manière forte). Ce serrement chez le chien est porteur dans le langage du chien d'un message dont justement la signification est contraire à ce que nous "disons" au chiot en tirant sur la longe.

- et, d'autre part, en tirant sur la laisse pour faire avancer notre chiot qui fait de la résistance, nous provoquons sur lui un mouvement de tête descendant, qu'il considère comme un début d'agression dont l'objectif final est de le clouer au sol.

==> Le serrement + abaissement de la tête que nous provoquons sont deux messages canins, l'un confortant l'autre dans sa définition qui s'oppose à notre vouloir.

Voici donc l'adéquation toute simple :

 

Nous avons juste omis qu'il aurait été préférable de familiariser le chiot à la laisse !

2) L'Environnement dans lequel nous commençons l'apprentissage de la marche aux pieds :

a) La ville n'est pas l'endroit idéal pour débuter :

- Trop de stimulis qui provoquent des interférences entre nous et notre chiot (passants, odeurs, bruits, mouvements)

- Pas d'espace suffisant, trop d'obstacles, pour nous permettre de manœuvrer en douceur avec notre chiot et qu'il nous suive naturellement.

b) En forêt :

Bien souvent, au nom de la socialisation nous avons tendance à laisser notre chiot aller vers ce que bon lui semble. Cette procédure du "lâcher prise" développe chez l'animal l'élan à l'indépendance, supprimant du même coup la loi du "Tous groupés".

Au fil du temps, il y aura avec notre chiot de plus en plus distance, il se précipitera sur tout ce qui bouge, suivra des inconnus, sur deux pattes et/ou quatre pattes, et son rappel deviendra quasiment nul.

Il sera par la suite difficile pour notre chien de comprendre et d'accepter de rester à nos côtés, de résister à ne pas aller voir le congénère qui se trouve à 4 mètres ou sur le trottoir d'en face.

Si la socialisation de notre chiot est nécessaire, elle ne veut surtout pas dire "file, vas où tu veux" car nous conduisons notre ami sur le chemin de l'errance, qui porte avec elle tous les ingrédients pour avoir dans le futur un chien fugueur, bagarreur, nerveux, hyper actif, etc..

Voici ce qui se passe dans la réalité canine et c'est celle ci que nous devons mimer, et non appliquer des théories anti canines qui auront plus pour effet d'installer une situation de conflit avec votre compagnon,

Mettre en pratique cette procédure pure canine nous permet d'arrêter de comettre des erreurs avec notre chien et, surtout pour lui, de vivre selon sa coutume canine, selon son code du savoir vivre pour survivre. De plus, nous permettons ainsi à notre chien d'être équilibré dans son comportement journalier et nous nous évitons la problématique des troubles comportementaux.

MIEUX COMPRENDRE LES ALLURES DU CHIEN

Sans cette compréhension sommaire, nous nous compliquons la tâche, surtout avec les chiens adultes, avec lesquels nous souhaitons ardemment repartir du bon pied.

En règle générale sachons que :

- Le Pas est le mode de déplacement utiliser par le chien, lorsqu'il démarre une piste, lorsqu'il prospecte un nouvel espace. En effet, derrière cette allure, se cache une activité qui lui demande beaucoup d'énergie celle de l'utilisation de son système sensoriel qui va lui permettre de relever les odeurs, de les analyser, de les trier, de les mémoriser, etc. Il ne doit pas rater une seule information et donc il se déplace lentement pour tout baliser.

- Le Trot est généralement utilisé :

# sur une piste qui signale que la proie est proche ;

# pour un simple déplacement d'un point à un autre

- Le Galop, la course : c'est l'allure adoptée pour capturer une proie ou pour fuir un danger.

Nous passons sur les allures intermédiaires.

NOUS NE SOMMES PAS SUR LE MEME TEMPO DE MARCHE

Lorsque nous nous déplaçons avec nos chiens, ils doivent, pour marcher à notre rythme, sans tirer, passer à l'allure du pas. Or, le pas n'est pas le premier mode de déplacement du chien. Il fera des efforts pour nous satisfaire mais aura quelques difficultés à garder le rythme (les muscles ici sont doublement sollicités) et/ou par ailleurs, il aura tendance à avancer le nez au sol.. il piste.. comportement purement canin, qui ne réjouit pas toujours les maîtres.

Nous devons apprendre à "jongler" dans nos propres allures de déplacement pour permettre à notre chien de s'adapter à nous, sans forcer le plan physique et atteindre ensemble l'HARMONIE

Je vous renvoie à cette vidéo que vous avez du visionner en début de cette page

LE MATERIEL :

Une page entière est consacré à ce sujet, mais je m'y attarde encore un peu.

Ce dernier joue un rôle trés important. La laisse et le collier nous permettent de GUIDER, DIRIGER, CONDUIRE, PROTEGER notre chien.

Personnellement nous considérons le collier et la laisse comme

- la matérialisation du Magic Bond : c'est le lien visible qui nous unis à notre chien ;

- c'est aussi le filet de sécurité pour nous et notre chien lors des débuts de notre communication. L'objectif est donc de se servir le moins possible de la laisse qui ne sera là que pour éviter que le chien pris d'une peur soudaine ne traverse la route encombrée de voiture.

Il ne s'agit donc pas de les utiliser comme :

- des entraves qui nous permettent d'obliger le chien à exécuter nos ordres, à nous suivre, à rester, etc

- des ustensiles de réprimandes (strangulation, saccades de laisse, etc)

Par conséquent le matériel doit être choisi avec minutie et nous devons faire passer avant toute motivation d'esthétique, de mode, les points suivants :

- la sécurité du chien ;

- la sécurité des gens que nous croisons

- notre sécurité. En aucun cas la laisse ou la longe ne doit nous blesser la paume de la main, elle ne doit pas pouvoir nous entraver les jambes en cas de panique imprévue du chien, elle ne doit pas céder sous un coup de trait, etc..

Et enfin nous devons apprendre à tenir une laisse (ou longe) afin de nous sentir bien, à l'aise et de permettre à notre chien d'accepter ce lien.

POUR EN SAVOIR PLUS : DIAPORAMA

II - PRATIQUE

 


On ralenti la file car on va s'arrêter

Voici en pratique comment nous procédons avec nos chiots et/ou nos chiens (qui sont majorité d'entre eux des chiens adoptés, ayant un passé). Il s'agit d'un cadre qu'il faut ensuite adapter selon la personnalité du chiot mais surtout et aussi en fonction de nos progrès et de notre confiance en nous mêmes.

Je pars du principe tout simple : l'HARMONIE mon but est d'être en HARMONIE AVEC MON CHIOT ou MON CHIEN en utilisant la communication purement canine et en respectant le code du SAVOIR VIVRE POUR SURVIVRE.


Partons sur le bon pied = jouons avec notre axe d'équilibre.
La sensibilité du chien, qui semble ici hors toute communication, est telle, qu'à peine je plie le genou de ma jambe gauche (donc mon axe d'équilibre va changer) que le chien en fait de même, il modifie son appuie, il balance déjà son poids,
il est prêt à démarrer.

1) LE CHIOT :

a) Sans Laisse :

- Environnement : bois, forêts,

- Horaires : heures creuses, lieux ainsi peu fréquentés par les promeneurs afin d'avoir le moins de stimuli possibles qui viendraient perturber et compliquer l'établissement de cette mise en harmonie entre mon chiot et moi. Seules les odeurs, quelques bruits, quelques rares rencontres porteront des interférences sporadiques et non nombreuses et régulières. Ces interférences par intermittence nous permettront de progresser tous les deux. Pour prendre un exemple, on apprend à nager en eau calme, mais une vague arrive elle va nous permettre de constater de nos progrès. Cette vague disparaît, le calme revient, il nous permet soit d'apporter quelques modifications pour nous parfaire dans la technique, soit de nous remettre de nos petites émotions. Puis une autre vague arrive et à nouveau nous voilà dans la difficulté sans laquelle nous serions incapables de savoir à quel niveau nous en sommes. Avec mon chiot il sera question de faire exactement la même chose : un instant calme, un instant agité qui me permettra de juger de la solidité du lien : va t il me suivre ou suivre le promeneur qui se trouve à quelques mètres ? etc..

- Application des grands principes canins :

# Premier Principe : le chiot doit rester sous ma protection et par conséquent être dans un périmètre de sécurité délimité à environ un mètre maximum de moi (longueur d'un bras, longueur d'un pas).

# Deuxième Principe : Je vais user des techniques blocages/ déclenchements d'élans selon la situation présente.


Ici le cocker veut partir dans la direction opposée et il est immédiatement bloqué par un membre du groupe

- Les Promenades doivent être aussi une Leçon de Choses pour mon chiot. Ce qui veut dire que je "jouerai" de la distance avec mon chiot. En effet, il doit apprendre la nature, en captant des odeurs, des bruits, en observant. Il marquera donc des arrêts pour écouter, flairer, observer, identifier, mémoriser, etc Il va créer son "dictionnaire". Plus mon chiot repérera des nouveautés, plus il sera un futur chien stable et équilibré.

- Je projette dans ce début le futur où mon chien une fois adulte devra se caler sur ma marche, donc devra ralentir, changer de pas, voire s'arrêter une fraction de seconde, etc.. Dans cette marche en harmonie je ne veux que deux choses de la part de mon chien : qu'il me suive (à mon rythme) et que sur quelques centièmes de secondes il s'arrête pour ne pas tirer sur la longe lorsque nous ne serons pas sur le même tempo.

Par conséquent, c'est pendant ces promenades que :

# je laisse du temps à mon chiot pour qu'il apprenne les choses toutes simples de la nature, donc : je l'attends lorsqu'il s'arrête pour humer, pour regarder, etc.. comme cela se produit dans une meute.


En attente des retardataires

 

# je l'accompagne dans ses moments d'hésitations, je le rassure, donc je le suis (et ceci va être très utile dans l'avenir du chien comme pour vous), comme cela se produit dans une meute.

==> Le chiot doit donc :

- apprendre les choses courantes de la vie ;

- rester un peu éloigner de moi tout en restant dans le périmètre de sécurité ;

- me suivre à distance ;

- marcher à mes côtés

==> et moi je dois aussi faire des efforts

- savoir l'attendre, savoir le suivre

- savoir lui laisser l'espace nécessaire pour qu'il apprenne

- savoir le maintenir à mes côtés dans mes déplacements lorsqu'il y a danger potentiel ou parce que c'est une pure nécessité.

- J'interviens sur le chiot si :

- il tend à sortir du périmètre de sécurité

- il réagit sous le coup de la peur,

- si un danger se présente pour lui

etc

==> je pratique dans ce cas le BLOCAGE D'ELAN derrière lequel je place immédiatement la procédure d'apaisement.

A l'inverse :

- si le chiot s'attarde trop sur une odeur, par exemple,

==> j'utilise le DECLENCHEMENT D'ELAN à me suivre, en plaçant, après quelques pas , sans m'arrêter, la procédure d'apaisement, car je veux que mon chiot se sente bien à mes côtés.

- Il existe plusieurs zones de Blocage d'Elan ou Déclenchement d'Elan localisées sur différents endroits du corps du chien. Je ne vous soumets que la plus connue, mais pourtant la plus mal traitée (hélas ! parce que quelques grands cerveaux n'ont rien compris).: il s'agit de la zone du cou, plus précisément la peau du cou.

Cette zone peut être manipulée de différentes manières, voici la plus simple pour vous : on prend le chien a pleine main et à pleine peau. Uniquement de cette façon là et pas différemment et on ne secoue pas le chiot, on ne crie pas, on ne parle pas. On saisit c'est tout, sans faire mal au chiot.

EX : le chiot s'éloigne de moi : je le saisi par la peau du cou et je le ramène à moi, autrement dit le chiot est en mouvement, je bloque son mouvement, pour le ramener à moi (je déclenche un élan contrôlé) et j'apaise en massant. Je lâche mon chiot mais je me tiens sur mes gardes car il peut réitérer sa tentative de vagabondage. Si il réitère, je réitère la même communication.

Autre Exemple : mon chiot s'attarde sur une odeur, je veux qu'il avance et /ou qu'il me suive j'utilise exactement la même technique :

- prise de la peau du cou (pleine peau, pleine main)

- placement de mon chiot à une longueur de bras devant moi;

- j'avance d'un pas et en principe le chiot sera à mon niveau de jambes ;

et si ce n'est pas le cas : je reprends la zone du cou en amorçant un très léger mouvement de propulsion avec mon bras pour dynamiser l'élan d'avancer chez le chiot.

La bonne compréhension du message que vous envoyez à votre chien dépend donc des éléments suivants :

+ BONNE ZONE
+ BONNE PRESSION
+ BON MOMENT.
= EQUATION DE LA BONNE EMISSION DU MESSAGE AU CHIEN ou CHIOT.

et évidemment PERSEVERANCE DE VOTRE PART ne jamais baisser les bras, ne jamais se décourager. Vous ne serez le LEADER de votre chien que si vous avez les aptitudes du leader patience, rapidité, rigueur, maîtrise de vous mêmes.

Vous allez me dire "oui mais il faut se baisser" et je vous réponds "oui il vous faudra vous baisser" pour atteindre cette partie du cou de votre chiot. Mais cet exercice n'est que pour une courte durée si les choses sont appliquées avec souplesse dans la manipulation du chiot et si vous êtes rigoureux dans l'application du principe en deux heures de temps à peine votre chiot vous suit comme il suivait sa mère et la marche aux pieds en laisse devient une réelle banalité sans aucun problème, il ne me reste plus qu'à ajouter la LONGE (= laisse).

b) Avec la laisse :

Trés rapidement, à force de jouer sur les déplacements et distances en alternative, le chiot marchera aux pieds. Il ne me reste plus qu'à le familiariser avec la laisse.

Plusieurs procédures existent :

- on peut marcher avec le chiot à ses côtés et laisser tout simplement pendre la laisse en prenant soin que le mousqueton n'aille pas heurter l'oeil ou la tête du chiot. Puis on peut attacher le mousqueton à l'anneau du collier sans marquer d'arrêt et poursuivre sa marche. L'important dans cette technique est de ne surtout pas bloquer le chiot si il venait à varier son trajet : ce qui compte c'est que le chiot puisse se rendre compte qu'il n'est pas agressé, que ce n'est pas douloureux, et qu'il peut se déplacer (sous entendu qu'il a la possibilité de fuir en cas de danger).

- l'autre procédure consiste à s'arrêter, de mettre la longe au chiot et de le laisser faire. Sa curiosité finira par l'emporter et l'incitera à faire quelques pas pour découvrir quelque chose. Ici aussi il ne faut surtout pas bloquer le chiot dans son déplacement. On suit le chiot dans son trajet.

- Enfin je dois apprendre à tenir correctement ma longe. Sans cet effort de votre part, vous aurez des difficultés qui pourront être sources de conflit parce que le chien se sentira prisonnier. Or il faut donner au chiot la sensation de liberté avec limite d'espace. Comme j'ai travaillé la notion de limite d'espace (périmètre de sécurité) le chiot n'en sera pas gêné pas plus que marcher à mes côtés sur quelques pas avec la laisse il n'en sera pas offusqué. Pour facilité le chiot à se familiariser avec la longe, il doit me sentir décontractée dans ma masse musculaire. Cette dernière ne pourra l'être que si je tiens correctement ma longe.

- Une fois mon chiot en laisse, si par malheur il venait à tirer, j'utilise la communication canine exposée ci dessus. En aucun je ne dois tirer de mon côté. La longe doit être considérée comme le filet de sécurité du trapéziste, moins il sert, mieux il progresse.

 

2) LE CHIEN ADULTE :

Lorsque le chien est adulte et qu'il a pris l'habitude de tirer sur la longe depuis son plus jeune âge, on peut tout à fait partir du bon pied avec lui, à condition d'être rigoureux avec soi même, être patient, se remettre en cause et perdre un bon nombre de réflexes. Selon le caractère du chien, le résultat peut être plus ou moins rapide. Dans la réalité beaucoup de choses dépendent de nous et de nous seuls.

Un des réflexes que tout maître doit perdre impérativement c'est de tirer sur la longe, jouer de la saccade de laisse, car dés lors le chien se défendra de ces agressions pour tirer avec une puissance de plus en plus importante. Finalement, la situation est semblable à "tu me tires, je te tire" et cela devient presque un cercle infernal.

Le réflexe idéal du maître face à un chien qui tire, est justement de ne pas tirer sur la longe. C'est ce que j'appelle "faire du lâcher prise". D'abord, plus on tire sur la longe, plus le chien se défend mais mieux encore, il finit par prendre appui sur la longe tendue et sur le collier et vous finissez par perdre complètement sa maîtrise. C'est lui, qui constatant votre impuissance, mène la promenade, mène la danse.

Voici brièvement quelques approches avec différents chiens :

Une golden 6 ans malmenée qui sort tout juste du boxe d'une Spa. Sa nouvelle maîtresse, tient la longe trop courte pour cette chienne, qui n'est pas encore en confiance, qui cherche la fuite en tirant sur le côté et instaurer ainsi la distance de sécurité.

# Soit on tire sur la longe pour rapprocher de nous la chienne (et nous avons toutes les chances de réveiller une défense qui se traduira par une virevolte de l'animal, etc)

# Soit on fait "le lâcher prise" c'est à dire qu'on donne plus de longueur à la longe, ce qui permet à cette chienne d'entrer dans son périmètre de sécurité duquel elle pourra au fil des minutes et de la promenade, apprendre à nous connaitre et nous faire confiance.

==> Utilisons dés les premiers signes de défense le "lacher prise", n'attendons pas que la chienne perde la maîtrise d'elle même, qu'elle se défende de nous et nous obtenons immédiatement ceci :

N.B. : Observez sur la première photo : le regard de la chienne, l'absence d'hallètement alors que nous sommes en plein été..

Comparez vos observations relevées avec la deuxième photo : la chienne hallète, elle respire enfin, elle se décontracte, et son regard a changé.

Pour les autres qui tirent tels des chiens de traineaux qui participent à une course (c'est pour dire) : la base réside essentiellement dans le départ harmonieux. Si votre chien et vous n'êtes pas sur le bon pied, sur le bon tempo dés votre premier pas, il sera immédiatement en traction.

L'autre notion est qu'il faut obtenir du chien qu'il accepte déjà de venir vers vous. Comment voulez vous que votre chien marche à vos côtés, si il vient à vous rarement ?

Enfin il faut le remettre en confiance avec la longe, qu'il sente enfin qu'il n'a pas de saccades de laisse, qu'il n'y a pas de strangulation, qu'il n'y a pas de conflit, de tension.

Il faut chercher à obtenir au départ, que le chien reste à nos pieds sur quelques pas seulement et en cas de dépassement, il suffit de casser son rythme de marche par un changement de direction en jouant sur notre propre axe d'appuie car c'est sur ce dernier que le chien va prendre son repère pour récupérer son équilibre et donc son rythme.

En parallèle on utilise le blocage d'élan, par une petite prise au cou. Toutefois, ici nous vous recommandons de faire trés attention, certains chiens ayant été malmenés sur cette zone peuvent se défendre.

D'autres techniques canines sont utilisables mais nous vous exposons la plus simple.

 

 

 

Suis je la seule ?

non il existe un "whisperer dogs" (chuchoteur) qui, lui, peut réellement prétendre au titre parce qu'au moins il prouve en photos et en vidéos ses prouesses (à l'inverse de certains qui ne s'arrêtent qu'au Verbe -langage peu probant et non canin - ).

 

 


© P.Alquié et M.H Berger et d'autres de notre Groupe
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