La
marche aux pieds est, semble t il, une des principales difficultés
rencontrée par bon nombre de maîtres.. Se promener
avec son chien à ses côtés, sans qu'il tire
sur la laisse devrait se vivre d'une manière naturelle
puisque l'une des lois qui régit la plupart des animaux
vivant en groupe est : RESTONS GROUPES ainsi que vous en avez
pris connaissance dans la partie canine (ICI).

vidéo avec un groupe de chiens la même au ralenti
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I
- THEORIE
Pourquoi
diable alors, certains chiens ont ils cette facheuse habitude
de tirer comme des forcenés sur la laisse ? Répondre
à cette question nous permettra d'avoir un début
de solution, sans qu'il s'agisse pour autant de la solution miracle,
puisqu'en matière canine il faut ensuite adapter, modifier
le cadre en fonction de la personnalité de l'animal et
du cas qu'il représente.
Cette
difficulté que nous avons à faire marcher nos chiens
à nos côtés, est due, à notre avis
personnel, à plusieurs facteurs dont les principaux sont
:
1) Quelques erreurs commises dés le début de notre
relation avec le chiot et/ou le chien ;
2) Notre méconnaissance et désintérêt
quant aux différentes allures de déplacements
des chiens, qui varient selon l'activité et l'objectif
que s'est fixé l'animal ;
3) La différence de rythme de marche entre nous et notre
chien. Nous sommes pas sur le même "tempo" ;
4) Le matériel que nous utilisons (collier, laisse, harnais,
etc), la considération que nous en avons et nos techniques
"mode d'emploi" ;
5) Notre personne elle même avec notre manque de patience,
notre exigence pour un résultat immédiat, nos
paradoxes dans notre relation avec notre chien, notre absence
de régularité dans l'effort, notre manque de rigueur
vis à vis de nous, nos attitudes comportementales autant
de petits signaux qui poussent le chien à se défendre,
à prendre de la distance par rapport à nous, à
nous glisser entre les doigts.
LES
ERREURS COMMISES DES LES PREMIERS INSTANTS
1) Votre Réflexe de tirer sur la laisse lorsque le chiot la
porte pour la première fois et qu'il refuse
d'avancer :
C'est un réflexe humain, dont nous devons tous nous défaire et pour notre chiot : c'est aussi un comportement naturellement canin.
En
tirant sur la laisse :
# Nous OBLIGEONS le chiot à nous suivre (or nous souhaitons
qu'il nous suivre naturellement, de lui même)
# Nous déclenchons chez lui le premier réflexe
à se défendre puisque :
- d'une part il ressent un serrement au niveau du cou (minime
certes, mais son système sensoriel et sa sensibilité
le lui font vivre d'une manière forte). Ce serrement
chez le chien est porteur dans le langage du chien d'un
message dont justement la signification est contraire à
ce que nous "disons" au chiot en tirant sur la
longe.
- et, d'autre part, en tirant sur la laisse pour
faire avancer notre chiot qui fait de la résistance,
nous provoquons sur lui un mouvement de tête descendant,
qu'il considère comme un début d'agression
dont l'objectif final est de le clouer au sol.
==> Le serrement + abaissement de la tête que nous provoquons
sont deux messages canins, l'un confortant l'autre dans
sa définition qui s'oppose à notre vouloir.

Voici
donc l'adéquation toute simple :

Nous
avons juste omis qu'il aurait été préférable
de familiariser le chiot à la laisse !
2)
L'Environnement dans lequel nous commençons l'apprentissage
de la marche aux pieds :
a) La ville n'est pas l'endroit idéal pour débuter :
-
Trop de stimulis qui provoquent des interférences
entre nous et notre chiot (passants, odeurs, bruits, mouvements)
-
Pas d'espace suffisant, trop d'obstacles, pour nous permettre
de manuvrer en douceur avec notre chiot et qu'il
nous suive naturellement.
b) En forêt :
Bien
souvent, au nom de la socialisation nous avons tendance
à laisser notre chiot aller vers ce que bon lui semble.
Cette procédure du "lâcher prise"
développe chez l'animal l'élan à l'indépendance,
supprimant du même coup la loi du "Tous groupés".
Au
fil du temps, il y aura avec notre chiot de plus en plus
distance, il se précipitera sur tout ce qui bouge,
suivra des inconnus, sur deux pattes et/ou quatre pattes,
et son rappel deviendra quasiment nul.
Il
sera par la suite difficile pour notre chien de comprendre
et d'accepter de rester à nos côtés,
de résister à ne pas aller voir le congénère
qui se trouve à 4 mètres ou sur le trottoir
d'en face.
Si
la socialisation de notre chiot est nécessaire, elle
ne veut surtout pas dire "file, vas où tu
veux" car nous conduisons notre ami sur le chemin
de l'errance, qui porte avec elle tous les ingrédients
pour avoir dans le futur un chien fugueur, bagarreur, nerveux,
hyper actif, etc..
Voici
ce qui se passe dans la réalité canine et
c'est celle ci que nous devons mimer, et non appliquer des
théories anti canines qui auront plus pour effet d'installer une situation de conflit avec votre compagnon,

Mettre en pratique cette procédure pure canine nous permet d'arrêter de comettre des erreurs avec notre chien et, surtout pour lui, de vivre selon sa coutume canine, selon son code du savoir vivre pour survivre. De plus, nous permettons ainsi à notre chien d'être équilibré dans son comportement journalier et nous nous évitons la problématique des troubles comportementaux.
MIEUX
COMPRENDRE LES ALLURES DU CHIEN
Sans
cette compréhension sommaire, nous nous compliquons la
tâche, surtout avec les chiens adultes, avec lesquels
nous souhaitons ardemment repartir du bon pied.
En
règle générale sachons que :
- Le Pas est le mode de déplacement utiliser par
le chien, lorsqu'il démarre une piste, lorsqu'il prospecte
un nouvel espace. En effet, derrière cette allure,
se cache une activité qui lui demande beaucoup d'énergie
celle de l'utilisation de son système sensoriel qui
va lui permettre de relever les odeurs, de les analyser, de
les trier, de les mémoriser, etc. Il ne doit pas rater
une seule information et donc il se déplace lentement
pour tout baliser.
- Le Trot est généralement utilisé
:
#
sur une piste qui signale que la proie est proche ;
#
pour un simple déplacement d'un point à un
autre
- Le Galop, la course : c'est l'allure adoptée
pour capturer une proie ou pour fuir un danger.
Nous
passons sur les allures intermédiaires.
NOUS
NE SOMMES PAS SUR LE MEME TEMPO DE MARCHE
Lorsque
nous nous déplaçons avec nos chiens, ils doivent,
pour marcher à notre rythme, sans tirer, passer à
l'allure du pas. Or, le pas n'est pas le premier mode de déplacement
du chien. Il fera des efforts pour nous satisfaire mais aura
quelques difficultés à garder le rythme (les
muscles ici sont doublement sollicités) et/ou par ailleurs,
il aura tendance à avancer le nez au sol.. il piste..
comportement purement canin, qui ne réjouit pas toujours
les maîtres.
Nous
devons apprendre à "jongler" dans nos propres
allures de déplacement pour permettre à notre
chien de s'adapter à nous, sans forcer le plan physique
et atteindre ensemble l'HARMONIE

Je vous renvoie à cette vidéo que vous avez du visionner en début de cette page 
LE
MATERIEL :
Une page entière est consacré à ce sujet, mais je m'y attarde encore un peu.
Ce
dernier joue un rôle trés important. La laisse
et le collier nous permettent de GUIDER, DIRIGER, CONDUIRE,
PROTEGER notre chien.
Personnellement
nous considérons le collier et la laisse comme
- la matérialisation du Magic Bond : c'est le lien visible qui nous unis à notre chien
;
- c'est aussi le filet de sécurité pour nous et notre chien lors des débuts de notre
communication. L'objectif est donc de se servir le moins
possible de la laisse qui ne sera là que pour éviter
que le chien pris d'une peur soudaine ne traverse la route
encombrée de voiture.
Il
ne s'agit donc pas de les utiliser comme :
-
des entraves qui nous permettent d'obliger le chien à
exécuter nos ordres, à nous suivre, à
rester, etc
-
des ustensiles de réprimandes (strangulation, saccades
de laisse, etc)
Par
conséquent le matériel doit être choisi
avec minutie et nous devons faire passer avant toute motivation
d'esthétique, de mode, les points suivants :
-
la sécurité du chien ;
-
la sécurité des gens que nous croisons
-
notre sécurité. En aucun cas la laisse ou
la longe ne doit nous blesser la paume de la main, elle
ne doit pas pouvoir nous entraver les jambes en cas de panique
imprévue du chien, elle ne doit pas céder
sous un coup de trait, etc..
Et
enfin nous devons apprendre à tenir une laisse (ou
longe) afin de nous sentir bien, à l'aise et de permettre
à notre chien d'accepter ce lien.
POUR
EN SAVOIR PLUS : DIAPORAMA
II - PRATIQUE

On ralenti la file car on
va s'arrêter
Voici
en pratique comment nous procédons avec nos chiots et/ou
nos chiens (qui sont majorité d'entre eux des chiens
adoptés, ayant un passé). Il s'agit d'un cadre
qu'il faut ensuite adapter selon la personnalité du chiot
mais surtout et aussi en fonction de nos progrès et de
notre confiance en nous mêmes.
Je
pars du principe tout simple : l'HARMONIE mon but est d'être
en HARMONIE AVEC MON CHIOT ou MON CHIEN en utilisant la communication
purement canine et en respectant le code du SAVOIR VIVRE POUR
SURVIVRE.

Partons
sur le bon pied = jouons avec notre axe d'équilibre.
La sensibilité du chien, qui semble ici hors toute communication,
est telle, qu'à peine je plie le genou de ma jambe gauche
(donc mon axe d'équilibre va changer) que le chien en
fait de même, il modifie son appuie, il balance déjà
son poids,
il est prêt à démarrer.
1)
LE CHIOT :
a) Sans Laisse :
- Environnement : bois, forêts,
- Horaires : heures creuses, lieux ainsi peu
fréquentés par les promeneurs afin d'avoir le
moins de stimuli possibles qui viendraient perturber et compliquer
l'établissement de cette mise en harmonie entre mon
chiot et moi. Seules les odeurs, quelques bruits, quelques
rares rencontres porteront des interférences sporadiques
et non nombreuses et régulières. Ces interférences
par intermittence nous permettront de progresser tous les
deux. Pour prendre un exemple, on apprend à nager en
eau calme, mais une vague arrive elle va nous permettre de
constater de nos progrès. Cette vague disparaît,
le calme revient, il nous permet soit d'apporter quelques
modifications pour nous parfaire dans la technique, soit de
nous remettre de nos petites émotions. Puis une autre
vague arrive et à nouveau nous voilà dans la
difficulté sans laquelle nous serions incapables de
savoir à quel niveau nous en sommes. Avec mon chiot
il sera question de faire exactement la même chose :
un instant calme, un instant agité qui me permettra
de juger de la solidité du lien : va t il me suivre
ou suivre le promeneur qui se trouve à quelques mètres
? etc..
- Application des grands principes canins :
# Premier Principe : le chiot doit rester sous
ma protection et par conséquent être dans un
périmètre de sécurité délimité
à environ un mètre maximum de moi (longueur
d'un bras, longueur d'un pas).
# Deuxième Principe : Je vais user des techniques blocages/ déclenchements d'élans
selon la situation présente.

Ici le cocker veut partir
dans la direction opposée et il est immédiatement
bloqué par un membre du groupe
- Les Promenades doivent être aussi une Leçon
de Choses pour mon chiot. Ce qui veut dire que je
"jouerai" de la distance avec mon chiot. En effet,
il doit apprendre la nature, en captant des odeurs, des bruits,
en observant. Il marquera donc des arrêts pour écouter,
flairer, observer, identifier, mémoriser, etc Il va
créer son "dictionnaire". Plus mon chiot
repérera des nouveautés, plus il sera un futur
chien stable et équilibré.
- Je projette dans ce début le futur où
mon chien une fois adulte devra se caler sur ma marche, donc
devra ralentir, changer de pas, voire s'arrêter une
fraction de seconde, etc.. Dans cette marche en harmonie je
ne veux que deux choses de la part de mon chien : qu'il me
suive (à mon rythme) et que sur quelques centièmes
de secondes il s'arrête pour ne pas tirer sur la longe
lorsque nous ne serons pas sur le même tempo.
Par
conséquent, c'est pendant ces promenades que :
# je laisse du temps à mon chiot pour qu'il apprenne
les choses toutes simples de la nature, donc : je
l'attends lorsqu'il s'arrête pour humer, pour
regarder, etc.. comme cela se produit dans une meute.

En
attente des retardataires
# je l'accompagne dans ses moments d'hésitations, je
le rassure, donc je le suis (et ceci va être
très utile dans l'avenir du chien comme pour vous),
comme cela se produit dans une meute.
==>
Le chiot doit donc :
-
apprendre les choses courantes de la vie ;
-
rester un peu éloigner de moi tout en restant dans
le périmètre de sécurité ;
-
me suivre à distance ;
-
marcher à mes côtés
==>
et moi je dois aussi faire des efforts
-
savoir l'attendre, savoir le suivre
-
savoir lui laisser l'espace nécessaire pour qu'il
apprenne
-
savoir le maintenir à mes côtés dans
mes déplacements lorsqu'il y a danger potentiel
ou parce que c'est une pure nécessité.
-
J'interviens sur le chiot si :
-
il tend à sortir du périmètre de sécurité
-
il réagit sous le coup de la peur,
-
si un danger se présente pour lui
etc
==>
je pratique dans ce cas le BLOCAGE D'ELAN derrière
lequel je place immédiatement la procédure
d'apaisement.
A
l'inverse :
-
si le chiot s'attarde trop sur une odeur, par exemple,
==>
j'utilise le DECLENCHEMENT D'ELAN à me suivre, en
plaçant, après quelques pas , sans m'arrêter,
la procédure d'apaisement, car je veux que mon chiot
se sente bien à mes côtés.
- Il existe plusieurs zones de Blocage d'Elan ou Déclenchement
d'Elan localisées sur différents endroits
du corps du chien. Je ne vous soumets que la plus connue,
mais pourtant la plus mal traitée (hélas ! parce
que quelques grands cerveaux n'ont rien compris).: il s'agit
de la zone du cou, plus précisément la peau
du cou.
Cette
zone peut être manipulée de différentes
manières, voici la plus simple pour vous : on
prend le chien a pleine main et à pleine peau. Uniquement de cette façon
là et pas différemment et on ne secoue pas le
chiot, on ne crie pas, on ne parle pas. On saisit c'est tout,
sans faire mal au chiot.
EX
: le chiot s'éloigne de moi : je le saisi par
la peau du cou et je le ramène à moi, autrement
dit le chiot est en mouvement, je bloque son mouvement, pour
le ramener à moi (je déclenche un élan
contrôlé) et j'apaise en massant. Je lâche
mon chiot mais je me tiens sur mes gardes car il peut réitérer
sa tentative de vagabondage. Si il réitère,
je réitère la même communication.
Autre
Exemple : mon chiot s'attarde sur une odeur, je veux qu'il
avance et /ou qu'il me suive j'utilise exactement
la même technique :
-
prise de la peau du cou (pleine peau, pleine main)
-
placement de mon chiot à une longueur de bras devant
moi;
-
j'avance d'un pas et en principe le chiot sera à
mon niveau de jambes ;
et
si ce n'est pas le cas : je reprends la zone du cou en amorçant
un très léger mouvement de propulsion avec
mon bras pour dynamiser l'élan d'avancer chez le
chiot.
La
bonne compréhension du message que vous envoyez à
votre chien dépend donc des éléments
suivants :
+
BONNE ZONE
+ BONNE PRESSION
+ BON MOMENT.
= EQUATION DE LA BONNE EMISSION DU MESSAGE AU CHIEN ou
CHIOT.

et
évidemment PERSEVERANCE DE VOTRE PART ne jamais baisser les bras, ne jamais se décourager.
Vous ne serez le LEADER de votre chien que si vous avez
les aptitudes du leader patience, rapidité, rigueur,
maîtrise de vous mêmes.
Vous
allez me dire "oui mais il faut se baisser" et je vous réponds "oui il vous faudra vous
baisser" pour atteindre cette partie du cou de votre
chiot. Mais cet exercice n'est que pour une courte durée
si les choses sont appliquées avec souplesse dans la
manipulation du chiot et si vous êtes rigoureux dans
l'application du principe en deux heures de temps à
peine votre chiot vous suit comme il suivait sa mère
et la marche aux pieds en laisse devient une réelle
banalité sans aucun problème, il ne me reste
plus qu'à ajouter la LONGE (= laisse).
b) Avec la laisse :
Trés
rapidement, à force de jouer sur les déplacements
et distances en alternative, le chiot marchera aux pieds.
Il ne me reste plus qu'à le familiariser avec la laisse.
Plusieurs
procédures existent :
-
on peut marcher avec le chiot à ses côtés
et laisser tout simplement pendre la laisse en prenant soin
que le mousqueton n'aille pas heurter
l'oeil ou la tête du chiot. Puis on peut attacher
le mousqueton à l'anneau du collier sans marquer d'arrêt
et poursuivre sa marche. L'important dans cette technique
est de ne surtout pas bloquer le chiot si il venait à
varier son trajet : ce qui compte c'est que le chiot puisse
se rendre compte qu'il n'est pas agressé, que ce n'est
pas douloureux, et qu'il peut se déplacer (sous entendu
qu'il a la possibilité de fuir en cas de danger).
-
l'autre procédure consiste à s'arrêter,
de mettre la longe au chiot et de le laisser faire. Sa curiosité
finira par l'emporter et l'incitera à faire quelques
pas pour découvrir quelque chose. Ici aussi il ne faut
surtout pas bloquer le chiot dans son déplacement.
On suit le chiot dans son trajet.
-
Enfin je dois apprendre à tenir correctement ma longe.
Sans cet effort de votre part, vous aurez des difficultés
qui pourront être sources de conflit parce que le chien
se sentira prisonnier. Or il faut donner au chiot la sensation
de liberté avec limite d'espace. Comme j'ai travaillé
la notion de limite d'espace (périmètre de sécurité)
le chiot n'en sera pas gêné pas plus que marcher
à mes côtés sur quelques pas avec la laisse
il n'en sera pas offusqué. Pour facilité le
chiot à se familiariser avec la longe, il doit me sentir
décontractée dans ma masse musculaire. Cette
dernière ne pourra l'être que si je tiens correctement
ma longe.
-
Une fois mon chiot en laisse, si par malheur il venait à
tirer, j'utilise la communication canine exposée ci
dessus. En aucun je ne dois tirer de mon côté.
La longe doit être considérée comme le
filet de sécurité du trapéziste, moins
il sert, mieux il progresse.
2)
LE CHIEN ADULTE :
Lorsque
le chien est adulte et qu'il a pris l'habitude de tirer sur
la longe depuis son plus jeune âge, on peut tout à
fait partir du bon pied avec lui, à condition d'être
rigoureux avec soi même, être patient, se remettre
en cause et perdre un bon nombre de réflexes. Selon le
caractère du chien, le résultat peut être
plus ou moins rapide. Dans la réalité beaucoup
de choses dépendent de nous et de nous seuls.

Un
des réflexes que tout maître doit perdre impérativement
c'est de tirer sur la longe, jouer de la saccade de laisse,
car dés lors le chien se défendra de ces agressions
pour tirer avec une puissance de plus en plus importante.
Finalement, la situation est semblable à "tu me
tires, je te tire" et cela devient presque un cercle infernal.

Le
réflexe idéal du maître face à un
chien qui tire, est justement de ne pas tirer sur la longe.
C'est ce que j'appelle "faire du lâcher prise".
D'abord, plus on tire sur la longe, plus le chien se défend
mais mieux encore, il finit par prendre appui sur la longe tendue
et sur le collier et vous finissez par perdre complètement
sa maîtrise. C'est lui, qui constatant votre impuissance,
mène la promenade, mène la danse.
Voici
brièvement quelques approches avec différents chiens
:
Une
golden 6 ans malmenée qui sort tout juste du boxe d'une
Spa. Sa nouvelle maîtresse, tient la longe trop courte pour
cette chienne, qui n'est pas encore en confiance, qui cherche
la fuite en tirant sur le côté et instaurer ainsi
la distance de sécurité.

#
Soit on tire sur la longe pour rapprocher de nous la chienne
(et nous avons toutes les chances de réveiller une défense
qui se traduira par une virevolte de l'animal, etc)
#
Soit on fait "le lâcher prise" c'est à
dire qu'on donne plus de longueur à la longe, ce qui
permet à cette chienne d'entrer dans son périmètre
de sécurité duquel elle pourra au fil des minutes
et de la promenade, apprendre à nous connaitre et nous
faire confiance.
==> Utilisons dés les premiers signes de défense le
"lacher prise", n'attendons pas que la chienne perde
la maîtrise d'elle même, qu'elle se défende
de nous et nous obtenons immédiatement ceci :

N.B.
: Observez sur la première photo : le regard de la
chienne, l'absence d'hallètement alors que nous sommes
en plein été..
Comparez
vos observations relevées avec la deuxième photo
: la chienne hallète, elle respire enfin, elle se décontracte,
et son regard a changé.

Pour
les autres qui tirent tels des chiens de traineaux qui participent
à une course (c'est pour dire) : la base réside
essentiellement dans le départ harmonieux. Si votre chien
et vous n'êtes pas sur le bon pied, sur le bon tempo dés
votre premier pas, il sera immédiatement en traction.
L'autre
notion est qu'il faut obtenir du chien qu'il accepte déjà
de venir vers vous. Comment voulez vous que votre chien marche
à vos côtés, si il vient à vous rarement
?
Enfin
il faut le remettre en confiance avec la longe, qu'il sente enfin
qu'il n'a pas de saccades de laisse, qu'il n'y a pas de strangulation,
qu'il n'y a pas de conflit, de tension.
Il
faut chercher à obtenir au départ, que le chien
reste à nos pieds sur quelques pas seulement et en cas
de dépassement, il suffit de casser son rythme de marche
par un changement de direction en jouant sur notre propre axe
d'appuie car c'est sur ce dernier que le chien va prendre son
repère pour récupérer son équilibre
et donc son rythme.
En
parallèle on utilise le blocage d'élan, par une
petite prise au cou. Toutefois, ici nous
vous recommandons de faire trés attention, certains chiens
ayant été malmenés sur cette zone peuvent
se défendre.
D'autres
techniques canines sont utilisables mais nous vous exposons la
plus simple.
Suis
je la seule ?
non
il existe un "whisperer dogs" (chuchoteur) qui,
lui, peut réellement prétendre au titre parce qu'au
moins il prouve en photos et en vidéos ses prouesses (à
l'inverse de certains qui ne s'arrêtent qu'au Verbe -langage
peu probant et non canin - ).


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