Qu'est ce que la crampe du Scottish ?
Cette
maladie est caractérisée par une anomalie dans les
circuits nerveux qui contrôlent la contraction musculaire.
Elle est due à un manque de sérotonine qui, parmi
d'autres fonctions dans le corps, fait office de neurotransmetteur.
Les niveaux de sérotonine au repos apparaissent normaux
mais ils sont trop faibles lors des périodes d'exercice
ou d'excitation. Les chiens atteints connaissent alors des moments
de spasmes et alternent hyperflexion et extension des pattes,
puis retrouvent un état normal au repos.
Comment se transmet la crampe du Scottish
?
Le
mode de transmission héréditaire est autosomique
récessif.
Quelles races sont affectées par
la crampe du Scottish ?
Le
Scottish terrier seulement
Pour
ce qui concerne un grand nombre de dysfonctionnements et de races,
les études permettant de déterminer le mode de transmission
ou la fréquence n'ont pas encore été menées
à leur terme ou n'ont pas abouti à des conclusions.
Nous n'avons listé que les races parmi lesquelles chercheurs
et praticiens vétérinaires sont arrivés à
un consensus sur une occurrence significative.
Que signifie, pour votre chien et pour vous,
la crampe du Scottish ?
Ce
dysfonctionnement se manifeste chez les chiens atteints entre
2 et 18 mois. Les chiens sont normaux au repos et dans pratiquement
toutes les conditions d'exercice léger ou modéré.
Cependant l'excitation, ou un exercice continu et intense font
apparaître les signes, qui vont d'un dos arqué, à
une démarche " pas de l'oie ", à l'immobilisation,
en raison d'une hypertonicité musculaire paroxystique avec
alternance d'extension (hyper extension) et fléchissement
(hyper flexion) des pattes.
Les
signes disparaissent progressivement à partir de la cessation
des stimuli, et le chien retrouve son état normal. Les
chiens atteints gardent une conscience normale pendant les crises
et ne semblent pas souffrir. Les crises peuvent s'intensifier
en cas de modifications de l'environnement ou en cas de maladie.
Comment
diagnostiquer la crampe du Scottish ?
Votre
description exacte des signes et des crises aidera le vétérinaire
à établir son diagnostic. S'il suspecte cette maladie,
il existe un test spécifique, il s'agit d'administrer un
produit qui va produire une crise de crampe, et ce chez les chiens
affectés uniquement. Aucune anomalie n'est constatée
aux tests de routine.
A
l'attention des vétérinaires: le diagnostic peut
s'appuyer sur les signes cliniques ou avec sur le test employant
le methysergide (un anti-sérotonine) qui initie les crampes
chez les chiens atteints à un stade moyen. Administrer
de 0.3 à 0.6 mg/kg afin d'accentuer les signes cliniques,
en condition d'exercice, au bout de 2 heures. L'effet dure 8 heures.
Les effets secondaires sont nausée, vomissements et diarrhée.
Comment traiter la crampe du Scottish ?
Plusieurs
facteurs entrent en jeu dans la gravité et la fréquence
crises hyper kinetiques. Il peut s'agir de l'environnement du
chien, de son état de santé général,
de particularités génétiques, et de facteurs
susceptibles de modifier son comportement. Si votre vétérinaire
peut identifier les circonstances ou comportements susceptibles
de favoriser la crampe du Scottish chez votre chien, vous pourrez
travailler à éviter certaines situations et stimuli,
ou à rétablir un conditionnement comportemental
visant à diminuer les causes de stress.
Les
modifications du comportement et de l'environnement sont souvent
suffisantes à réduire ou éliminer les crises
de crampe du Scottish. Si cela s'avère nécessaire,
le diazepam est efficace pour les cas sévères, et
il peut aussi être utilisé en prévention dans
les situations favorisant les crises chez votre chien. La vitamine
E aidera également à diminuer la fréquence
des crises
A
l'attention des vétérinaires : éviter
les mollécules suivantes, susceptibles d'exacerber et d'aggraver
les épisodes hyperkinetiques : antiprostaglandines (par
ex. aspirine), indomethacine, phenylbutazone, banamine, et pénicilline.
Conseil
aux éleveurs
Les
chiens atteints (porteurs du gène) et les frères
et surs (porteurs potentiels) ne devront pas utilisés
pour la reproduction.
POUR
PLUS D'INFORMATIONS CONCERNANT CETTE PATHOLOGIE, CONSULTEZ VOTRE
VÉTÉRINAIRE.
Sources
Fenner,
W.R. 1995. Diseases of the brain. In S.J. Ettinger and E.C. Feldman
(eds.) Textbook of Veterinary Internal Medicine, pp. 578-629.
W.B. Saunders Co., Toronto.
Ackerman,
L. 1999. The Genetic Condition: A Guide to Health Problems in
Purebred Dogs. pp 142-143. AAHA Press. Lakewood, Colorado.
Copyright
© 1998 Canine Inherited Disorders Database. All rights reserved.
Revised: .
This database is a joint initiative of the Sir James Dunn Animal
Welfare Centre at the Atlantic Veterinary College, University
of Prince Edward Island, and the Canadian Veterinary Medical Association.
Dr ALICE CROOK.
Site original, en anglais : CIDD@upei.ca
Article traduit de l'anglais par Véronique Gaboriau pour
le site, avec l'aimable permission de l'auteur du texte original
le Dr Alice Crook, Bsc, DVM que nous remercions. |