Qu'est-ce
que l'épilepsie idiopathique ?
Les
crises épileptiques sont le résultat d'une perturbation
de l'activité électrique des cellules cérébrales.
Elles peuvent survenir dans des circonstances diverses et dans
toutes les races de chiens. Epilepsie est le terme utilisé
lorsque les crises sont récurrentes et qu'aucune autre
cause pathologique n'a pu être identifiée (on parle
d'épilepsie idiopathique).
L'épilepsie
idiopathique se transmet héréditairement dans certaines
races de chiens. Les premières crises apparaissent généralement
entre un et trois ans. La survenue d'une première crise
plus jeune ou plus vieux sera plus probablement liée à
une autre pathologie: une infection, un traumatisme, une maladie,
un désordre métabolique, ou une tumeur.
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Comment
se transmet l'épilepsie idiopathique ?
Le
mode de transmission est mal connu et varie selon les races. Dans
certaines races, plusieurs gènes sont en cause.
Quelles races sont atteintes par l'épilepsie
idiopathique ?
L'épilepsie
idiopathique touche toutes les races de chiens. Cependant, le
risque est plus élevé, et la preuve du caractère
héréditaire a été établie pour
les races suivantes: berger belge tervueren en Amérique
du Nord (incidence élevée), bouvier bernois, beagle,
épagneul anglais, cocker, colley, berger allemand, golden
retriever, setter irlandais, keeshund, labrador, caniche (toutes
tailles), schnauzer miniature, Saint-Bernard, fox-terrier à
poil dur.
Pour ce qui concerne un grand nombre de dysfonctionnements et
de races, les études permettant de déterminer le
mode de transmission ou la fréquence n'ont pas encore été
menées à leur terme ou n'ont pas abouti à
des conclusions. Nous n'avons listé que les races parmi
lesquelles chercheurs et praticiens vétérinaires
sont arrivés à un consensus sur une occurrence significative.
Les
conséquences pour votre chien et pour vous de l'épilepsie
idiopathique
Les
effets de la crise épileptique dépendent de la partie
du cerveau concernée. En général, on assiste
à un brusque changement dans les domaines du comportement
(confusion, peur, rage), de la conscience (l'animal peut rester
conscient ou perdre conscience), de la motricité (spasmes
musculaires rigides, secousses musculaires, ou convulsions), et
des activités autonomes (salivation, miction, défécation).
Des modifications des fonctions sensorielles peuvent provoquer
des griffures de la face, des battements de queue incontrôlés,
des morsures de son propre corps ou dans le vide.
Les
crises peuvent être partielles ou généralisées,
et plus ou moins sévères (haut mal). Un chien qui
subit une crise généralisée modérée
peut sembler confus, montrer de la faiblesse musculaire et des
tremblements, et rechercher la présence de son maître
pour se sécuriser. Un chien qui a une crise de haut mal
sera inconscient, les membres rigides ou au contraires agités
de secousses, et avec salivation, miction et/ou défécation
incontrôlée.
La
fréquence des crises est aussi très variable, allant
de rares à presque continues (état de mal épileptique).
Le mal épileptique se traduit par une série de crises
à succession rapides ou une crise continue. C'est une urgence
médicale qui requiert l'intervention immédiate d'un
vétérinaire.
Il
arrive souvent que les chiens présentent des changements
comportementaux quelques heures ou même plusieurs jours
avant une crise épileptique, tels que se cacher ou rechercher
l'attention de leur maître.
Après la crise, on assiste également à des
modifications du comportement: fatigue, dépression, soif,
appétit, hyperactivité (phase post-ictale).
Comment
diagnostiquer l'épilepsie idiopathique ?
Vous
pouvez très bien ne pas reconnaître ce qui est arrivé
à votre chien pendant une crise, surtout si elle a été
modérée, et votre chien aura probablement retrouvé
son état normal avant que vous n'ayez vu votre vétérinaire
(sauf dans le cas d'un état de mal épileptique).
Aussi, les descriptions que vous ferez des anomalies que vous
avez observées sont-elles très importantes pour
l'établissement du diagnostic.
Pour
déterminer si la crise est due à une épilepsie
idiopathique ou à une maladie sous-jacente, votre vétérinaire
se fondera sur l'âge et la race de votre chien, vos observations,
les résultats des tests diagnostiques destinés à
éliminer les autres causes possibles de la crise, et vous
interrogera sur la possibilité que votre chien ait été
exposé à des toxines ou ait reçu un choc
traumatique sur la tête.
L'apparition
soudaine de crises fréquentes est souvent liée à
une pathologie neurologique particulière, alors que l'installation
progressive de crises épisodique est souvent le fait de
l'épilepsie idiopathique.
Pour
mieux comprendre la réalité rendez vous sur le lien
ci dessous
http://www.canine-epilepsy.net/basics/basics_index.html
et
ATTENTION LES PERSONNES SENSIBLES S'ABSTENIR
Comment soigner l'épilepsie ?
Le
traitement dépend de facteurs tels que la sévérité
et la fréquence des crises. Un chien qui est sujet à
des crises modérées et occasionnelles n'a sans doute
pas besoin d'autre traitement que de l'attention de la part de
son maître. Les crises de haut mal ou l'état de crise
épileptique, à l'autre bout de l'échelle,
nécessitent un traitement médical d'urgence pour
calmer ou anesthésier le chien, et pour prévenir
les dommages cérébraux qui peuvent survenir si la
crise épileptique se prolonge trop.
Lorsque
votre vétérinaire a diagnostiqué une épilepsie
idiopathique (c'est-à-dire sans cause spécifique
susceptible d'être améliorée par un traitement
médical), il/elle vous prescrira probablement un traitement
au long cours pour contrôler les crises si elles se produisent
plus d'une fois par mois ou si elles sont répétitives,
ou si votre chien a subi une crise de haut mal. La substance le
plus couramment utilisée dans ce contexte est le phénobarbital,
qui est efficace, peu onéreux et sûr. Votre vétérinaire
travaillera avec vous pour déterminer la plus petite dose
nécessaire pour assurer la stabilisation de l'état
de votre chien. On vous demandera de garder en mémoire
toutes les crises que peut traverser votre chien ainsi que les
médicaments qu'il a reçu. Une surveillance périodique
des niveaux sanguins de phénobarbital, ainsi qu'un dosage
des indicateurs sanguins rénaux et hépatiques est
conseillé. Avec cette surveillance, la plupart des chiens
souffrant d'épilepsie peuvent mener une vie normale. Un
ajustement des dosages peut être nécessaire lorsque
la fréquence ou la gravité des crises se modifie
ou lorsque le chien doit suivre un autre traitement médicamenteux.
Lorsque les crises ont pu être contrôlées dès
l'apparition de la maladie et qu'aucune crise n'est plus survenue
pendant une période de 6 à 9 mois, votre vétérinaire
pourra essayer de réduire très progressivement les
doses, et on arrivera parfois à stopper complètement
l'utilisation des médicaments anticonvulsifs.
Le
phénobarbital n'est pas toujours efficace et d'autres anti-convulsifs
peuvent dans ce cas être essayés. L'acupuncture est
une autre alternative qui peut se montrer efficace comme traitement
de première ligne ou lorsque les traitements aux anti-convulsifs
ont échoué. Il faut dans ce cas s'adresser à
un vétérinaire spécialisé en acupuncture.
Conseil
aux éleveurs
Les
chiens atteints et leurs parents, ainsi que les frères
et surs ne devraient pas reproduire.
En
Amérique du nord , l'IGDC (Institute for Genetic Disease
Control) gère une base de donnée ouverte pour la
recherche sur l'épilepsie idiopathique chez le setter irlandais,
le labrador retriever et le bouvier bernois.
En Grande Bretagne, le Keeshond Club a mis en uvre un programme
de conseil aux éleveurs depuis 1989.
Le club américain du Berger Belge Tervueren (ndT: Aux USA,
les quatre variétés de bergers belges sont considérées
comme quatre races différentes) a également mis
en place un programme d'étude afin de réduire l'impact
de la maladie dans la race.
POUR PLUS D'INFORMATIONS CONCERNANT CETTE PATHOLOGIE, CONSULTEZ
VOTRE VÉTÉRINAIRE.
Sources
Institute for Genetic Disease Control in Animals: http://www.vetmed.ucdavis.edu/gdc/gdc.html
Hall, S.J.G., Wallace, M.E. 1996. Canine epilepsy: a genetic counselling
programme for keeshonds. Veterinary Record. 138: 358-360.
Chrisman, C.L. 1995. Seizures. In S.J. Ettinger and E.C. Feldman
(eds.) Textbook of Veterinary Internal Medicine, pp. 152-156.
W.B. Saunders Co., Toronto.
Parent, J. 1996. Signalment and seizure pattern in the diagnosis
and treatment of recurrent seizures. ACVIM-Proceedings of the
14th Annual Vet. med. Forum. p. 326-327.
Copyright © 1998 Canine Inherited Disorders Database. All
rights reserved.
Revised: .
This database is a joint initiative of the Sir James Dunn Animal
Welfare Centre at the Atlantic Veterinary College, University
of Prince Edward Island, and the Canadian Veterinary Medical Association.
Dr ALICE CROOK.
Site original, en anglais : CIDD@upei.ca
Article traduit de l'anglais par Marie Hélène Berger
pour le site, avec l'aimable permission de l'auteur du texte original
le Dr Alice Crook, Bsc, DVM que nous remercions.
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