Pour
cette partie, je remercie les participants au forum
http://forums.futura-sciences.com/biologie
qui ont bien voulu m'éclairer sur certains points.
Qu'est ce qu'une Protéine ?
Une
cellule est constituée à 80 % de protéines.
TOUTES les protéines de la cellule sont d'origines
endogènes, elles sont fabriquées par les
cellules, et elles sont issues de l'expression de l'ADN,
tel qu'on l'a décrit plus haut.
Une
protéine est une longue chaîne moléculaire
constituée d'acides aminés. Il existe seulement
une vingtaine d'acides aminés différents,
mais des centaines, voire des milliers de ces acides aminés
peuvent être assemblés de manières
différentes pour former une quasi infinité
de protéines naturelles, chacune avec ses caractéristiques
propres.
Les
protéines sont toujours fabriquées par l'organisme
à partir d'acides aminés synthétisés
par les cellules ou issus de la dégradation des
protéines d'origine alimentaire.
Comme
les graisses et les hydrates de carbones, les protéines
contiennent :
du carbone,
de
l'hydrogène et
de
l'oxygène.
Mais ce qui fait la particularité des protéines,
c'est qu'elles contiennent aussi du nitrogène,
un constituant de tous les acides aminés. Deux
des acides aminés contiennent également
du soufre, qui est donc présent dans beaucoup de
protéines.
La
protéine se présente au départ comme
une longue chaîne d'acides aminés, puis elle
se tord en forme d'hélice, et se plie en accordéon
pour former une espèce de "nud".

structure des protéines
Pourquoi
un chien a-t-il besoin d'un apport de protéines
dans son alimentation ?
Il
y a deux sortes d'acides aminés:
Les acides aminés essentiels ne peuvent être
synthétisés en quantité suffisante
par l'organisme. Ils doivent donc être fournis
en partie par l'alimentation. Pour le chien, il y a
10 acides aminés qui doivent être apportés
par les protéines alimentaires.
Les
autres sont tout aussi importants en tant que composants
des protéines, mais ils peuvent être fabriqués
en quantité suffisante par l'organisme.
Les chiens ont besoin d'apports protéiques alimentaires
pour 2 raisons:
Pour fournir les acides aminés essentiels que
leurs cellules ne peuvent fabriquer en quantité
suffisante.
Pour
apporter le nitrogène nécessaire à
la fabrication des acides aminés non essentiels.
Une partie des protéines est détruit chaque
jour par l'organisme (perte des poils, desquamations cutanées,
pousse des griffes, réparation des tissus, sécrétions
diverses
) et doivent être remplacées.
Certains éléments issus de la dégradation
des protéines sont éliminés chaque
jour dans l'urine.
Ainsi,
environ 1 % des protéines de l'organisme sont cassées
et synthétisées à nouveau chaque
jour.
Mais
cela ne peut se faire que si l'organisme dispose d'un
apport suffisant en protéines alimentaires, car
la fabrication de certains acides aminés est insuffisante.
L'organisme
devra également bénéficier d'un apport
énergétique suffisant, sans quoi les protéines
alimentaires seront utilisées comme source d'énergie
de remplacement et la synthèse des protéines
sera donc compromise.
Pour ces raisons l'apport alimentaire en protéines
est très important.
Comme
tout ce que le chien mange, les aliments protéiques
passent par le tube digestif où ils sont digérés
par des enzymes.
Les protéines sont entièrement dégradées
en acides aminés qui serviront aux cellules du
chien pour fabriquer ses propres protéines (grâce
au code génétique).
Un peu comme un enfant qui démonte une voiture
en lego pour fabriquer une maison....le chien fabrique
des protéines de chien à partir des protéines
de poulet.
Le
rôle des protéines
Ces
protéines recomposées par les cellules,
grâce au code ADN, à partir d'acides aminés
synthétisés au niveau cellulaire ou apportés
par l'alimentation servent à assurer, entre autres
toutes les fonctions cellulaires.
le transport : transport d'oxygène par l'hémoglobine,
transport de part et d'autre des membranes cellulaires
via des protéines canal...
le
mouvement : interactions actine / myosine qui permettent
la contraction musculaire, ou microtubules qui commandent
les mouvements intra cellulaires et la dynamique de
la division cellulaire...
le
transfert d'information : transduction des messages
hormonaux grâce à des protéines
récepteurs situées dans les membranes
cellulaires
transformations
biochimiques: grâce à des protéines
"enzymatiques"
structure
: collagène, osséine, ...
(à insérer dans le dico
.)
Les enzymes sont des protéines présentes
dans les cellules de tous les êtres vivants. Elles
ont pour fonction de faciliter les réactions chimiques
qui s'y produisent naturellement. Par exemple, lors de
la digestion, ce sont des enzymes qui accélèrent
la décomposition et la transformation des aliments
Sans l'aide des enzymes, les réactions chimiques
n'auraient pas lieu chez les êtres vivants (ou très
peu) et la vie ne pourrait pas exister. On dit que l'enzyme
joue un rôle de catalyseur. Il existe un très
grand nombre d'enzymes différentes, mais chacune
ne correspond qu'à une seule molécule (comme
une serrure correspond à une seule clé)
et à une seule sorte de réaction.
Bref
les protéines agissent dans tous les processus
du vivant.
C'est pourquoi une erreur de codage dans l'une ou l'autre
de ces protéines peut altérer plus ou moins
gravement n'importe laquelle des fonctions vitales de
l'organisme.
Pourquoi
les cellules sont-elles différentes ?
Pour
chaque organe des cellules différentes:
Chaque cellule contient tous les chromosomes, et donc
tous les gènes, d'un être vivant. Dans ce
cas, comment se fait-il que les cellules musculaires soient
différentes des neurones, les cellules hépatiques
des cellules sanguines?
Au cours de la croissance embryonnaire, les cellules se
différencient. Chaque type de cellule a une forme,
un rythme de division, un métabolisme qui lui est
propre. Chacune est capable de produire certaines protéines
particulières, .
Certaines cellules ne se divisent jamais, comme les globules
rouges qui transportent l'oxygène. Le leucocyte
granulocyte de la photo se nourrit de bactéries
et de débris de cellules mortes.

Illustration globules
D'autres, de forme allongée, peuvent s'étirer
ou se contracter, ce sont les cellules musculaires

Illustration muscles
D'autres sont équipées de capteurs pour
recevoir, convoyer et transmettre des signaux à
la cellule voisine, ce sont les neurones.

neurones
Toutes ces cellules portent le même génome,
mais les gènes ne s'expriment pas de la même
façon dans chacune.
Le mode d'expression des gènes au niveau de la
cellule est régulé par une série
de mécanismes extrêmement complexes.
Donc pour chaque type de cellule, selon le tissu auquel
il appartient, les gènes de l'ADN vont avoir un
mode d'expression spécifique qui va permettre à
la cellule de remplir sa fonction au sein de l'organisme.
Des
cellules qui doivent s'adapter
Ce n'est pas tout !
Chaque
organe doit s'adapter aux modifications de son environnement.
Apports nutritionnels, agression par des virus, des bactéries,
conditions de lumière, de température, vaccinations,
irradiations, pollution, absorption de médicaments,
autant de facteurs qui peuvent provoquer des réactions
adaptatives de la cellule. L'âge (croissance, vieillissement)
provoque aussi des changements.
Ces changements ne sont pas neutres.
Ils
peuvent modifier le mode d'expression de l'ADN d'un tissu
qui n'est pas stable.
L'expression génique peut se modifier dans le temps
en fonction de l'environnement ou des besoins de la cellule.
La régulation de l'expression des gènes.
La génétique classique avait déjà
mis en évidence le rôle régulateur
ou modificateur de certains gènes par rapport à
d'autres.
Par exemple c'est un gène modificateur qui détermine
le changement de couleur d'un lièvre entre l'été
et l'hiver.
· Les réseaux de régulation
génétique
En réalité, la régulation de l'expression
des gènes se fait au travers de réseaux
d'interactions mettant souvent en jeu un nombre considérable
de gènes.
Un des mécanismes étudiés est le
mécanisme de bascule : il se situe généralement
à l'échelle de la cellule et consiste en
un changement, plus ou moins radical, d'une partie du
matériel enzymatique de la cellule.
Ce phénomène s'explique par un enchaînement
généralement complexe d'opérations
de contrôle génétique. Selon un programme
précis, des protéines régulatrices
déclenchent à certains moments la transcription
de groupes de gènes ou au contraire inhibent certains
gènes.
Ainsi la cellule peut répondre de façon
adaptée aux changements parfois brusques de l'environnement.
Ces systèmes s'adaptent à leur milieu extérieur,
mais ils renferment également une grande part d'incertitude
qui leur donne une instabilité relative.
Comme dans tout système biologique il existe un
équilibre subtil entre l'ordre et le chaos. En
effet, une trop grande stabilité du système
lui fait perdre sa faculté de s'adapter aux conditions
extérieures. En revanche, si trop de gènes
changent en même temps, l'instabilité qui
en résulte a des conséquences désastreuses.
Ainsi une cellule trop sensible aux perturbations extérieures
évolue rapidement vers un état pathologique.
La modélisation et la compréhension de ces
réseaux constituent une des nouvelles orientations
de la recherche génétique pour les prochaines
années, maintenant que le séquençage
du génome humain est achevé. Le séquençage
du génome canin est en cours. De nombreuses unités
de recherches y travaillent dans le monde entier. En France,
un groupe d'études sur le génome canin est
constitué au sein de l'Université de Rennes.

Illustration:
étude des réseaux génétiques
· la mécanique enzymatique
Si la production d'une enzyme est stimulée, ou
au contraire arrêtée, cela entraîne
inévitablement des modifications des réactions
biochimiques cellulaires.
Par exemple, ce sont des enzymes spécifiques qui
permettent d'utiliser l'énergie des sucres présents
dans la cellule sous forme d'amidon, saccharose ou glycogène,
en permettant la dégradation de ces sucres non
utilisables directement en maltose, puis en glucose. En
leur absence, ces réactions biochimiques ne pourraient
pas se produire.
On a découvert que les cellules étaient
capables de réactions d'adaptation extrêmement
rapides à l'environnement. Dans un milieu privé
de glucose, et en présence de lactose, sucre qui
n'est pas utilisé normalement, une culture cellulaire
est capable de produire très rapidement les enzymes
qui vont lui permettre d'absorber l'énergie du
lactose, enzymes qui ne sont pas produites dans des conditions
habituelles (travaux de François Jacob et Jacques
Monod).
· La régulation hormonale
Les hormones produites par le système endocrinien
joue également un rôle important dans la
régulation de l'expression génique dans
le temps.
Par exemple les glucocorticoïdes (hormone de stress)
produits par les glandes surrénales peuvent venir
se fixer sur l'ADN et modifier l'expression de nombreux
gènes, ou modifier la stabilité de l'ARN
messager d'un gène.
On
imagine donc facilement qu'un dérèglement
des surrénales comme dans la maladie d'Addison
ou la maladie de Cushing va venir perturber tout un ensemble
de fonctions organiques.
Les biopuces (ou puces à ADN)
Ce sont de grandes plaques sur lesquels sont disposés
plusieurs compartiments. On fait évoluer alors
une culture en relevant précisément les
différents facteurs extérieurs qui entrent
en jeu (température, irradiation, etc ...). Puis,
à un moment précis de l'évolution
de la culture, on effectue des prélèvements
d'ARN que l'on dispose sur la plaque. Après un
protocole expérimental complexe, on arrive à
déterminer si, à l'instant du prélèvement,
un gène donné était allumé
ou éteint (grâce à une technique d'hybridation
puis de coloration, les compartiments se colorent d'une
teinte spécifique relative au taux d'activité
du gène). Chaque plaque donne ainsi un instantané
des groupes de gènes activés ou éteints
en même temps, en fonction des diverses conditions
de culture.

Illustration puce à ADN
Elles servent à identifier les réseaux génétiques
en jeu selon les conditions.
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