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| ENVENIMATIONS
(SERPENTS
/ CRAPAUDS / GUEPES - ABEILLES - FRELONS etc) |
Quels
sont les principaux serpents, amphibiens et insectes dangereux en France
pour nos chiens ?
Quels sont les bons gestes si notre chien venait à être mordu,
piquer par l'un d'entre eux ? |
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| Merci
à toi Barbara pour cette page que tu as rédigée
et qui permettra à beaucoup de savoir distinguer certaines
petites bêtes et surtout de savoir faire face à la
situation sans trop d'affolement !

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Au printemps réapparaissent des animaux dont le contact
comporte pour nos chiens le risque d'envenimation.

Les
principales causes de l'envenimation sont
-
la morsure de vipère (dans une mesure bien moindre
par d'autres serpents venimeux) et on parle alors d'une
envenimation ophidienne
-
le contact avec un crapaud ou une salamandre , on parle
d'une envenimation batracienne
-
les piqûres d'abeilles, de guêpes, de frelons,
l'envenimation est appelée"hymenoptère"
-
le contact avec les chenilles processionnaires
Pour
nous permettre de mieux appréhender leur présence
dans l'environnement de notre chien, je propose de faire
d'abord plus ample connaissances avec ces animaux. De savoir
à qui nous avons à faire nous permettra par
la suite de prendre des précautions et de savoir
réagir au cas où.
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GENERALITES
SUR LES SERPENTS
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Les
serpents sont des animaux écothermes ou poïkilothermes,
ce qui signifie que leur température corporelle et
leur activité dépendent de la température
ambiante. Cette dépendance influe directement sur
leur performances sensorielles. Le sens le plus développé
du serpent est l'odorat qui est surtout performant à
travers l'organe jacobsonien situé en haut du palais.
On pourrait dire que les serpents sentent en sortant et
rentrant la langue à cadence élevée,
la langue transportant les effluves captées à
l'extérieur vers l'organe jacobsonien.

En
absence d'une oreille externe, de conduits auditifs et de
tympan, les serpents n'entendent pas très bien. Par
contre, l'oreille intérieur est très bien
développée et réagit sensiblement aux
vibrations (les pas d'un grand mammifère, l'homme
y inclut, par exemple). Les serpents sont en général
des animaux discrets qui préfèrent fuir en
cas de danger (cf. vibrations par les pas). Ils ne deviennent
offensifs que quand il leur est impossible de fuir, et avant
d'attaquer, ils usent d'abord de l'intimidation sous forme
de bruits, de posture et selon l'espèce, de battement
de queue.

Le
risque pour nos chiens consiste de débusquer le serpent
dans un endroit qui ne permet pas une fuite rapide et facile
ou de surprendre le serpent (car ils provoquent moins de
vibrations que l'homme). La période de vigilance
commence pour nous vers février/mars et s'étend
à octobre/novembre à cause d'irrégularités
des températures saisonnières de plus en plus
fréquentes. Les serpents, qui vivent dans des contrées
à climat tempéré, passent l'hiver profondément
enfouis dans la terre ou dans des endroits dont la température
leur convient. Voilà ce qui nous donne déjà
quelques indications

couleuvre
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LA
VIPERE
La
vipère tient la première place des causes
d'envenimation des animaux domestiques en France dont le
chien est l'espèce la plus touchée.
De
la famille des vipères, les espèces dominantes
en France sont
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Vipère
aspic
Répartition
:
En
France, au sud de la ligne Nantes-Metz Habitat: Paysage
vallonné de moyenne montagne et montant jusqu'à
3000 mètres d'altitude, elle réside aussi
dans les zones montagnardes ouvertes. On la trouve sur des
talus sec et ensoleillé, parsemé de rochers,
de buissons et de murets de terrassement. Souvent aussi
sur le flanc sud de fleuves et rivières.
Mode
de vie :
Elle
vit au sol. Son hibernation a lieu d'octobre à avril.
Au printemps et à l'automne elle est principalement
diurne, mais avec la température qui s'élève
en été, elle devient nocturne commençant
ses activités au crépuscule. Elle prend des
bains de soleil tôt le matin.
Comportement
:
farouche
et fuyante, mords quand elle se sent acculée.
Période
d'accouplement : au printemps (mois de mai), rapidement
après la fin de l'hibernation.
Reproduction
: Fin août-début septembre, elle mets bas entre
cinq et 15 vipéreaux
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60-70 cm,
exceptionnellement jusqu'à 90 cm
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Vipère
d'Orsini
Répartition :
quelques
populations dans le Sud-est de la France
Habitat :
pelouses
et steppes herbeuses dans les zones montagnardes entre 900
et 2200 mètres d'altitude.
Elle s'installe aussi dans les terriers des rongeurs.
Mode
de vie :
Diurne,
mais évite le soleil très fort et la grande
chaleur. Elle prend un bains de soleil le matin et en fin
d'après-midi.
L'hibernation
peut durer jusqu'à 6 mois.
Comportement :
peu
active et peu agressive. Très farouche et fuyarde.
Période d'accouplement : Avril-Mai
Reproduction
: Mise basse en août-septembre entre 4-8, parfois
jusqu'à 12 ou 15 vipéreaux
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longueur = 35-50
cm
cliquez pour agrandir
l'image
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Vipère
péliade
Répartition
: partout en France
Habitat
: Très varié et divers. Elle a besoin
de milieux caractérisés par une grande amplitude
entre les températures diurne et nocturne et un taux
d'humidité élevé. On peut la trouver
dans les marais, les carrières et dans les pâturages
en montagnes jusqu'à la limite arborée. Il
arrive aussi qu'elle s'installe en lisière des forêts,
dans des clairières, en bordure de champs, dans les
forêts de bouleaux et de conifères, ainsi qu'aux
rives des lacs, d'étangs et des rivières.
Son refuge peut se trouver sous les buissons, sous des racines
d'arbre, dans des amoncellements de pierres et dans les
terriers de rongeurs.
Mode de vie : Diurne, seulement par très forte
chaleur ses activités sont reportées au crépuscule
et à la nuit. Prend un bain de soleil tôt le
matin et dans l'après-midi. Sa température
pour une réactivité optimale est atteinte
à 30°-33°C. Particulièrement vive
les jours orageux de l'été et après
une longue période de pluie. Sensible au vent. Bon
nageur.
Comportement
: En cas de danger sa première réaction
est la fuite dans la végétation ou sous des
pierres. Devient seulement défensive quand elle est
acculée.
L'hibernation
dure entre 5-7 mois et dans certaines régions elle
réapparaît dès Mars-Avril. Souvent hibernation
en collective.
Période
de reproduction : Avril-Mai
Reproduction
: Mise basse entre fin août-début octobre
d'entre 5-15 vipéreaux.
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en moyenne 60-75 cm, mais peut atteindre
jusqu'à 85 cm. En général, les femelles
sont plus longues que les mâles.
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| Le
serpent pour se défendre va attaquer frontalement et
par conséquent les antérieurs et la tête
de nos chiens sont le plus exposés au risque de morsure.
La marque de morsure de la vipère est caractéristique.
En règle générale, les marques de morsures
se distinguent selon qu'il s'agit de serpents venimeux ou
non, dû à la dentition différente. Serpents
venimeux (dont vipère): un ou deux points de pénétration
Serpents non-vénimeux: Marque en demi-cercle des dents
de la mâchoire supérieur ou des deux Il n'est
certes pas facile de trouver deux petites marques sous les
poils du chien, mais il vaut mieux essayer de savoir de quelle
nature était l'attaquant si on ne l'a pas vu. |
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La
symptomatologie :
Le délai d'apparition de symptômes peut être
rapide ou différé, ceci dépendant de
l'endroit de la morsure, de la quantité de venin
inoculé (également de la proportion quantité
de venin/ taille du chien) et de sa constitution et son
état de santé en général.
Les
symptômes locaux sont:
- réaction inflammatoire intense (oedème
(froid et dur), douleur, nécrose)
-
Trace des crochets
Les
symptômes généraux sont:
-
Douleur
- Spasmes musculaires
-
choc (prostration, hypotension, vomissement, difficulté
à respirer (dyspnée))
- Hématologique (hémolyse : Destruction
des globules rouges avec libération d'hémoglobine,
Coagulation Intra-Vasculaire Disséminée
(CIVD))
-
Nerveux (coma)
-
Rénaux (insuffisance rénale aiguë (IRA))
-
Troubles cardio-vasculaires (hypotension, respiration
accélérée (polypnée))
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GENERALITES
SUR LES CRAPAUDS
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Le
crapaud n'est pas offensif dans sa défense contre
un prédateur ou autre agresseur.
Il
procède par intimidation en se dressant sur ses pattes
postérieures écartées et en gonflant
son corps pour paraître plus grand.
Sur
tout son corps et particulièrement à la tête
se trouvent des glandes à venin, les glandes parotoïdes
(les salamandres en ont aussi).
Le venin est secrété en cas de danger et il
est efficace à distance en irritant les yeux de l'agresseur.
Si le crapaud se retrouve quand même dans la gueule
de l'agresseur, le venin est absorbé par les muqueuses.
Le
venin d'un crapaud mort fait toujours son effet.
Leur
vie est essentiellement terrestre, cependant la reproduction
a lieu dans l'eau (mares et étangs). Les crapauds
migrent alors de leur lieu d'hibernation à leur site
de reproduction pour ensuite rejoindre leurs quartiers d'été.
Les
crapauds passent le temps de l'hibernation dans des abris
creusés sous terre, à une profondeur de 10
à 80 cm.
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Les
crapauds les plus répandus en France sont
-
le crapaud commun
-
le crapaud des joncs
-
le crapaud vert
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Le
crapaud commun
Répartition : partout en France (et en Europe)
Habitat
: il colonise tous types d'habitats à caractère
assez fermés ou en lisière. En règle
générale, il préfère les milieux
secs mais qui comprennent des micro-habitats humides.
Le
crapaud commun est le batracien le plus fréquemment
rencontré dans les jardins.
Mode
de vie : moeurs terrestres, dans la journée le crapaud
commun se mets au repos sous de grosses pierres, troncs
d'arbre coupés, sous les feuilles mortes, des haies
et buissons ou dans des trous dans la terre.
L'activité
du crapaud commun adulte est généralement
crépusculaire et nocturne.
Les jeunes crapauds dans leur première année
de vie sont diurnes.
Mode
de déplacement : habituellement en marchant, par
bonds pour fuir
Hibernation : débute en octobre/novembre et dure
jusqu'à février/mars
Période
de reproduction : de début mars jusqu'à fin
avril
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Le
crapaud des joncs
Répartition
: présent dans toute la France
Habitat
: Il occupe une grande variété de milieux
qui doivent cependant être caractérisés
par des sols meubles et dégagés, une végétation
discontinue dans un paysage ouvert et ensoleillé
avec des mares (peu profondes)
Mode
de vie : moeurs terrestres, il passe la journée enfoui
dans le sol. Il est nocturne et fouisseur.
Mode de déplacement: en marchant, en cas de danger,
il peut courir très vite comme un petit rongeur (ne
saute jamais)
Hibernation
: de septembre à la mi-avril
Période de reproduction : de la mi-avril à
la fin juin
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Le
crapaud vert
Répartition
: dans les départements de l'est de la France
Habitat
: Zones bien ensoleilléesà proximité
de pièces d'eau pratiquement dépourvues de
végétation aquatique (gravières, milieux
sablonneux)
Mode
de vie : activité crépusculaire et nocturne
Mode
de déplacement : habituellement en marchant, par
bonds pour fuir
Hibernation : début novembre à fin mars
Période de reproduction : Avril à Juin
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Le
risque principal d'envenimation consiste en ce que le chien
prend le crapaud dans la gueule et même le mâchouille.
La
symptomatologie
La
sévérité des symptômes dépend
de multiples facteurs :
la
quantité de venin absorbé,
la constitution individuelle,
l'état
de santé général etc.
Délai d'apparition : en moins d'une heure
Symptômes
digestifs
-
Salivation
- Vomissements
- douleurs abdominale
Symptômes
cardiaques
- Bradycardie : ralentissement des battements cardiaques
-
Tachycardie : accélération anormale des pulsations
cardiaques
-
Arythmies
Symptômes
nerveux
-
Ataxie : Perturbation motrice résultant de la dégradation
des notions de position et de mouvement
-
Hallucinations
-
Tremblements
-
Convulsions
- Nystagmus : Oscillation rythmique horizontale, verticale
ou rotatoire des globes oculaires lors de la poursuite oculaire.
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Les
Salamandres
qui vivent en France sont :
- la salamandre tachetée (aussi appelée
"salamandre de feu") et quelques-unes de ses
sous-espèces
-
la salamandre noire
La
salamandre tachetée
Répartition : partout en France
Habitat
: Vallons où règnent la fraîcheur et
l'ombre, forêts de hêtres et forêts mixtes
(châtaigneraies, forêts de hêtres et de
conifères), toujours à proximité d'un
petit cours d'eau (ca. 200m).
Elle
trouve abri sous des souches d'arbres, sous terre et sous
des feuilles mortes.
Mode
de vie : Au printemps et à l'automne, elle est
diurne en cas de fortes pluie car son activité est
fonction des périodes d'activités de ses proies
principales (verres de terre, limaces). Sinon, elle est
nocturne. Ses moeurs sont terrestres, exceptée pour
la ponte qui a lieu dans l'eau.
Hibernation
: Du début de l'hiver au printemps.
Période
de reproduction : Du printemps jusqu'en début
de l'été
La
salamandre noire
Répartition
: Hautes-Alpes, Savoie, Jura, Doubs)
Habitat
: Elle vit entre 600 et 3000 m d'altitude dans des lieux
caractérisés par l'humidité et l'ombre.
Elle trouve refuge sous des pierres er dans des terriers
de rongeurs. On peut la rencontrer sur des pentes dans des
éboulis rocheux. Mode de vie: Au printemps et à
l'automne, elle est diurne en cas de fortes pluie car son
activité est fonction des périodes d'activités
de ses proies principales (verres de terre, limaces). Sinon,
elle est nocturne et ses moeurs sont terrestres. Elle ne
ponds pas, mais donne naissance à deux petits tout
formés.
Hibernation : Du début de l'hiver au printemps.
Période
de reproduction : Du printemps jusqu'en début
de l'été
Symptomatologie
Comme pour le crapaud, l'envenimation se produit lors du
contact buccal et les tentatives d'ingestion.
Les
symptômes sont notamment d'ordre neurologique. Principalement:
- convulsion - paralysie
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GENERALITES
HYMENOPTERES
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Les
hyménoptères aussi ne deviennent agressifs
que s'ils se sentent menacés.
L'attaque se fait en défense offensive en cas de
danger.
La dangerositéde leur venin dépend encore
de plusieurs facteurs :
le nombre de piqûres,
l'endroit de la piqûre,
l'âge
et la constitution de l'individu piqué,
ainsi
que son état de santé général
et
de la présence d'un terrain allergique ou non.
Le venin des hyménoptères contient :
- des protéines neurotoxiques, hémolytiques
(hémolyse: destruction des globules rouges avec libération
d'hémoglobine) et allergènes
-
des aminés inflammatoires : sérotonine, histamine,
dopamine, noradrénaline, adrénaline
En
France (et en Europe) les piqûres les plus fréquentes
sont celles des
- abeilles
-
guêpes
-
frelons
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L'abeille
Il
faut distinguer l'abeille sauvage et l'abeille "domestiquée"
pour sa production de miel.
L'abeille
sauvage est le plus souvent solitaire, construisant elle-même
son nid et nourrissant seule sa progéniture.
On
peut cependant rencontrer de véritables colonies
d'abeilles sauvages dans lesquelles chaque individu reste
indépendant.
Les
abeilles sauvages sont peu agressives, et la piqûre
est plutôt rare.
Sa
vie est de courte durée: tout au plus de quelques
semaine. Elle niche dans des endroits les plus variés:
troncs d'arbre, murs, bois morts, sous terre, sous des feuilles.
Il en est autrement pour l'abeille "domestiquée".
Celle-ci
vit dans des colonies pluriannuelles. Les colonies (ruches)
peuvent comprendre plusieurs milliers d'individus.
Si
elles sentent leur nid menacé, une grande partie
de l'essaim peut attaquer.
Leur dard étant denté, il reste accroché
dans le tissus piqué et l'abeille meurt après
la piqûre en s'arrachant l'abdomen quand elle se dégage.
Attachée
au dard se trouve la poche à venin
Le
retrait du dard doit être fait prudemment pour ne
pas vider la poche de venin
La
défense est le prérogative des femelles, les
mâles ne sont pas équipés pour.
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Les
guêpes
La guêpe vit en colonies, comme les Abeilles à
miel.
Les
colonies de guêpes sont annuelles. Exceptées
la reine et les femelles fécondées (les futures
reines), qui hivernent à l'abri, p.ex. dans un tronc
d'arbre mort, tous les individus meurent à l'automne,
Au
printemps, la reine sortant de son repos hivernal, cherche
un endroit qui convient pour construire le guêpier,
dans le sol, sous un toit, dans une gouttière ou
dans un tas de bois.
Les
mâles et les futures reines ne sortiront qu'à
la fin de l'été et en automne.
Les
Guêpes adultes se nourrissent surtout de sucre (fruits,
nectar des fleurs etc.) mais les ouvrières rapportent
aussi des protéines animales pour l'élevage
des larves.
Le dard de la guêpe est lisse et lui permet de piquer
plusieurs fois de suite.
Son comportement est plus facilement agressif que celui
de l'abeille et du frelon.
En cas de danger près du guêpier, la guêpe
sécrète une phéromone qui donne le
signal d'alerte et une grande partie de l'essaim se présente
alors à l'attaque.
Quand
on écrase une guêpe ce même phéromone
est sécrété avec le risque de voir
rappliquer toute la troupe.
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Les
frelons
Les
frelons font partie de l'espèce des guêpes
et leur modes de vie se ressemblent.
Leur
nid en forme de boule peut abriter plusieurs centaines d'individus.
Ils
attaquent surtout à proximité de leur nid
qu'ils installent souvent dans les granges, sous la toiture
des maisons ou dans des arbres.
Le
dard étant en proportion avec la taille de l'insecte,
il est assez long pour entraîner des piqûres
intraveineuses.
Le risque de piqûres multiples est important, le dard
étant lisse.
Tout
comme la guêpe le frelon est attiré par le
sucre et les protéines animales.
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Symptomatologie
Les
piqûres sont graves lorsque :
-
elles sont situées dans une zone sensible (muqueuses,
p.ex.)
- elles sont multiples
-
le sujet est allergique
Les réactions sont déterminées par
deux mécanismes :
-
réaction directe lors de la piqûre (réaction
anaphylactoïde), la réaction est produite par
l'effet du venin
- allergie (réaction anaphylactique), la réaction
est surtout due aux molécules produits par l'organisme
en réaction au venin
Les deux réactions peuvent être difficiles
à différencier.
Symptômes
locaux
-
inflammation (douleur, gonflement)
- prurit
-
oedème (dont oedème de Quincke)
Symptômes
généraux
- troubles moteurs
-
paralysie
-
hyperthermie
- tachycardie
-
choc anaphylactique (déficit cardio-réspiratoire
avec brachycardie et broncho-constriction)
La
mort peut survenir rapidement en cas de piqûre répétée
par l'essaim.
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GENERALITES
CHENILLES PROCESSIONNAIRES
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Les chenilles processionnaires sont les larves d'un papillon
qui, lui, est inoffensif.
Son cycle biologique est annuel.
Fin
juillet/début août, les femelles du papillon
déposent entre 70 à 300 oeufs en bout d'une
branche haute.
Un
mois après la ponte éclosent les premières
chenilles (5 stades larvaires vont se succéder).
Les
arbres hôtes sont choisis selon leur situation: arbres
isolés, situés sur des crêtes ou en
lisière afin d'assurer un bon ensoleillement nécessaire
au développement des larves.
Les
oeufs sont alignés en rangées parallèles
et protégés par des écailles aux reflets
luisants, se confondant ainsi parfaitement avec les bourgeons
des arbres.
Le développement larvaire s'accomplit en hiver et
le cycle complet dure entre 4 et 8 mois.
A
l'approche de l'hiver, les larves tissent leur nid qui les
abritent le jour.
L'activité
des chenilles est nocturne (alimentation, tissage du nid).
De janvier à juin, les chenilles quittent l'arbre
en procession pour aller s'enfouir dans un sol chaud et
meuble où se produit la nymphose qui prendra cinq
à dix-huit mois en moyenne mais peut attendre plusieurs
années, ce qui explique leur persistance après
destruction apparente.
La
chenille processionnaire progresse depuis plusieurs décennies
vers
le nord de la France, ainsi qu'en altitude, dans les Alpes,
les Pyrénées et le Massif Central.
Cependant
le sud de la France et les zones atlantiques restent les
plus touchés. La chenille possède des poils
fusiformes contenant le venin et qui ressemblent à
de minuscules harpons.
Cette caractéristique permets la pénétration
dans le tissus, mais interdit l'extraction.
Le
venin contient notamment la thaumatopéine qui déclenche
une forte libération d'histamine. Cet effet est comparable
à celui des amines des venin des ophidiens. Le risque
pour le chien sont notamment l'ingestion et le contact buccal.
Parfois
l'envenimation passe aussi par un contact cutané
ou oculaire. Les chenilles processionnaires sont la seconde
cause la plus fréquente d'envenimation des chiens.
La période qui demande notre plus grande vigilance
s'étend de janvier à juillet. Cependant, les
mois de risque le plus important sont mars et avril.
On
distingue deux espèces de chenilles processionnaires
:
-
la chenille processionnaire du pin, mais qui s'installe
également dans les cèdres et d'autres conifères
- la chenille processionnaire du chêne
Symptomatologie
Le
délai d'apparition est rapide.
Les
symptômes les plus fréquents sont liés
à l'ingestion :
- inflammation des lèvres, de la cavité buccale
(stomatite), de la langue (glossite) avec une violente douleur
- gonflement des babines
-
oedème lingual
-
salivation L'inflammation pouvant aller jusqu'à l'ulcère
ou la nécrose,
- apparaissent ensuite vomissement et diarrhée
-
dans les cas graves apparaissent des symptomes généraux
(choc, agitation ou convulsions)
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Bien
entendu, ces informations ne peuvent pas être exhaustives,
mais avoir pris connaissance avec qui nous partageons le
territoire, devrait permettre dans une certaine mesure de
dominer l'environnement à cet égard aussi.
En guide averti, il devrait nous être possible d'amoindrir
le risque de contact et donc d'envenimation.
Mais
si malgré toutes nos précautions, il adviendrait
quand même un accident d'envenimation, quelles
seront les mesures de premiers secours ?
En
général, pour les envenimations ophidiennes,
batricienne, et par hymenoptères les mesures
de premier secours reste les mêmes :
-
Calmer le chien
-
Prendre note de l'heure et de l'endroit
-
nettoyer la plaie avec un désinfectant sans alcool
-
traitement anti-choc : injection en sous-cutané
au cou de glucocorticoîdes en solution aqueux et
non cristalline (en sub-lingual s'est encore mieux, mais
prudence, il faut vraiment se sentir le faire et surtout
sentir le chien: risque de morsure)
- éviter l'accélération du rythme
cardiaque (mouvement, énervement)
En
cas d'envenimation par les chenilles processionnaires :
- calmer le chien
-
Prendre note de l'heure et de l'endroit
- traitement anti-choc : injection en sous-cutané
au cou de glucocorticoîdes en solution aqueux et
non cristalline
- le rinçagesà l'eau peut-être fait,
mais son effet ne sera pas très important, voire
nul, étant donné la nature des poils en
forme de harpon
La suite des mesures de secours, bien que logique, est souvent
aussi la plus compliquée à réaliser.
Rejoindre
le plus rapidement la clinique vétérinaire,
certes, mais vu qu'il faut éviter l'accélération
du rythme cardiaque, le mouvement est en principe interdit
à la victime.
A
part cette règle-là, il n'y en a pas, chacun
ayant des habitudes de promenades personnelles (à
plusieurs ou non, la voiture dans le coin ou pas) et des
chiens de différentes tailles (portables ou pas).
Pour
les glucocorticoïdes, il faut parler à votre
vétérinaire en titre qui peut vous préparer
une seringue avec une dose toute prête que vous pouvez
porter avec vous de tout temps dans la trousse de premier
secours, cette substance pouvant être gardée
à température ambiante.
Et
voici ce qui peut ressembler à une évidence,
mais parfois on l'oublie: emporter son téléphone
portable le cas échéant et le numéro
du vétérinaire.
Dès
que le téléphone capte un réseau (ce
qui n'est pas toujours le cas en pleine nature), on appelle
le vétérinaire primo pour ne pas se trouver
devant la clinique fermée, secundo pour prévenir
de votre arrivée et la nature de l'urgence.
Une
fois arrivé à la clinique, il est important
de pouvoir transmettre au vétérinaire le plus
d'informations possibles :
-
L'animal qui est à l'origine de l'envenimation
si vous l'avez identifié
-
l'heure de l'inoculation du venin
-
l'endroit où l'incident s'est produit (souvent
les vétérinaires connaissent les bestioles
qui sévissent dans leur région)
-
les symptômes de votre chien que vous avez observés
ainsi que leur évolution s'il y en a eu pendant
le trajet à la clinique
©
Barbara
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© P.Alquié et M.H Berger et d'autres de notre Groupe
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