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ENVENIMATIONS

(SERPENTS / CRAPAUDS / GUEPES - ABEILLES - FRELONS etc)

Quels sont les principaux serpents, amphibiens et insectes dangereux en France pour nos chiens ?
Quels sont les bons gestes si notre chien venait à être mordu, piquer par l'un d'entre eux ?
 

Merci à toi Barbara pour cette page que tu as rédigée et qui permettra à beaucoup de savoir distinguer certaines petites bêtes et surtout de savoir faire face à la situation sans trop d'affolement !

 

Au printemps réapparaissent des animaux dont le contact comporte pour nos chiens le risque d'envenimation.

Les principales causes de l'envenimation sont

- la morsure de vipère (dans une mesure bien moindre par d'autres serpents venimeux) et on parle alors d'une envenimation ophidienne

- le contact avec un crapaud ou une salamandre , on parle d'une envenimation batracienne

- les piqûres d'abeilles, de guêpes, de frelons, l'envenimation est appelée"hymenoptère"

- le contact avec les chenilles processionnaires

Pour nous permettre de mieux appréhender leur présence dans l'environnement de notre chien, je propose de faire d'abord plus ample connaissances avec ces animaux. De savoir à qui nous avons à faire nous permettra par la suite de prendre des précautions et de savoir réagir au cas où.

GENERALITES SUR LES SERPENTS

Les serpents sont des animaux écothermes ou poïkilothermes, ce qui signifie que leur température corporelle et leur activité dépendent de la température ambiante. Cette dépendance influe directement sur leur performances sensorielles. Le sens le plus développé du serpent est l'odorat qui est surtout performant à travers l'organe jacobsonien situé en haut du palais. On pourrait dire que les serpents sentent en sortant et rentrant la langue à cadence élevée, la langue transportant les effluves captées à l'extérieur vers l'organe jacobsonien.

En absence d'une oreille externe, de conduits auditifs et de tympan, les serpents n'entendent pas très bien. Par contre, l'oreille intérieur est très bien développée et réagit sensiblement aux vibrations (les pas d'un grand mammifère, l'homme y inclut, par exemple). Les serpents sont en général des animaux discrets qui préfèrent fuir en cas de danger (cf. vibrations par les pas). Ils ne deviennent offensifs que quand il leur est impossible de fuir, et avant d'attaquer, ils usent d'abord de l'intimidation sous forme de bruits, de posture et selon l'espèce, de battement de queue.

Le risque pour nos chiens consiste de débusquer le serpent dans un endroit qui ne permet pas une fuite rapide et facile ou de surprendre le serpent (car ils provoquent moins de vibrations que l'homme). La période de vigilance commence pour nous vers février/mars et s'étend à octobre/novembre à cause d'irrégularités des températures saisonnières de plus en plus fréquentes. Les serpents, qui vivent dans des contrées à climat tempéré, passent l'hiver profondément enfouis dans la terre ou dans des endroits dont la température leur convient. Voilà ce qui nous donne déjà quelques indications


couleuvre

LA VIPERE

La vipère tient la première place des causes d'envenimation des animaux domestiques en France dont le chien est l'espèce la plus touchée.

De la famille des vipères, les espèces dominantes en France sont

Vipère aspic

Répartition :

En France, au sud de la ligne Nantes-Metz Habitat: Paysage vallonné de moyenne montagne et montant jusqu'à 3000 mètres d'altitude, elle réside aussi dans les zones montagnardes ouvertes. On la trouve sur des talus sec et ensoleillé, parsemé de rochers, de buissons et de murets de terrassement. Souvent aussi sur le flanc sud de fleuves et rivières.

Mode de vie :

Elle vit au sol. Son hibernation a lieu d'octobre à avril. Au printemps et à l'automne elle est principalement diurne, mais avec la température qui s'élève en été, elle devient nocturne commençant ses activités au crépuscule. Elle prend des bains de soleil tôt le matin.

Comportement :

farouche et fuyante, mords quand elle se sent acculée.

Période d'accouplement : au printemps (mois de mai), rapidement après la fin de l'hibernation.

Reproduction : Fin août-début septembre, elle mets bas entre cinq et 15 vipéreaux

60-70 cm,
exceptionnellement jusqu'à 90 cm

Vipère d'Orsini

Répartition :

quelques populations dans le Sud-est de la France

Habitat :

pelouses et steppes herbeuses dans les zones montagnardes entre 900 et 2200 mètres d'altitude.
Elle s'installe aussi dans les terriers des rongeurs.

Mode de vie :

Diurne, mais évite le soleil très fort et la grande chaleur. Elle prend un bains de soleil le matin et en fin d'après-midi.

L'hibernation peut durer jusqu'à 6 mois.

Comportement :

peu active et peu agressive. Très farouche et fuyarde.

Période d'accouplement : Avril-Mai

Reproduction : Mise basse en août-septembre entre 4-8, parfois jusqu'à 12 ou 15 vipéreaux

 

longueur = 35-50 cm

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Vipère péliade

Répartition : partout en France

Habitat : Très varié et divers. Elle a besoin de milieux caractérisés par une grande amplitude entre les températures diurne et nocturne et un taux d'humidité élevé. On peut la trouver dans les marais, les carrières et dans les pâturages en montagnes jusqu'à la limite arborée. Il arrive aussi qu'elle s'installe en lisière des forêts, dans des clairières, en bordure de champs, dans les forêts de bouleaux et de conifères, ainsi qu'aux rives des lacs, d'étangs et des rivières. Son refuge peut se trouver sous les buissons, sous des racines d'arbre, dans des amoncellements de pierres et dans les terriers de rongeurs.

Mode de vie : Diurne, seulement par très forte chaleur ses activités sont reportées au crépuscule et à la nuit. Prend un bain de soleil tôt le matin et dans l'après-midi. Sa température pour une réactivité optimale est atteinte à 30°-33°C. Particulièrement vive les jours orageux de l'été et après une longue période de pluie. Sensible au vent. Bon nageur.

Comportement : En cas de danger sa première réaction est la fuite dans la végétation ou sous des pierres. Devient seulement défensive quand elle est acculée.

L'hibernation dure entre 5-7 mois et dans certaines régions elle réapparaît dès Mars-Avril. Souvent hibernation en collective.

Période de reproduction : Avril-Mai

Reproduction : Mise basse entre fin août-début octobre d'entre 5-15 vipéreaux.

 

en moyenne 60-75 cm, mais peut atteindre jusqu'à 85 cm. En général, les femelles sont plus longues que les mâles.

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Le serpent pour se défendre va attaquer frontalement et par conséquent les antérieurs et la tête de nos chiens sont le plus exposés au risque de morsure. La marque de morsure de la vipère est caractéristique. En règle générale, les marques de morsures se distinguent selon qu'il s'agit de serpents venimeux ou non, dû à la dentition différente. Serpents venimeux (dont vipère): un ou deux points de pénétration Serpents non-vénimeux: Marque en demi-cercle des dents de la mâchoire supérieur ou des deux Il n'est certes pas facile de trouver deux petites marques sous les poils du chien, mais il vaut mieux essayer de savoir de quelle nature était l'attaquant si on ne l'a pas vu.

 

La symptomatologie :

Le délai d'apparition de symptômes peut être rapide ou différé, ceci dépendant de l'endroit de la morsure, de la quantité de venin inoculé (également de la proportion quantité de venin/ taille du chien) et de sa constitution et son état de santé en général.

Les symptômes locaux sont:

- réaction inflammatoire intense (oedème (froid et dur), douleur, nécrose)

- Trace des crochets

Les symptômes généraux sont:

- Douleur

- Spasmes musculaires

- choc (prostration, hypotension, vomissement, difficulté à respirer (dyspnée))

- Hématologique (hémolyse : Destruction des globules rouges avec libération d'hémoglobine, Coagulation Intra-Vasculaire Disséminée (CIVD))

- Nerveux (coma)

- Rénaux (insuffisance rénale aiguë (IRA))

- Troubles cardio-vasculaires (hypotension, respiration accélérée (polypnée))

GENERALITES SUR LES CRAPAUDS

Le crapaud n'est pas offensif dans sa défense contre un prédateur ou autre agresseur.

Il procède par intimidation en se dressant sur ses pattes postérieures écartées et en gonflant son corps pour paraître plus grand.

Sur tout son corps et particulièrement à la tête se trouvent des glandes à venin, les glandes parotoïdes (les salamandres en ont aussi).

Le venin est secrété en cas de danger et il est efficace à distance en irritant les yeux de l'agresseur. Si le crapaud se retrouve quand même dans la gueule de l'agresseur, le venin est absorbé par les muqueuses.

Le venin d'un crapaud mort fait toujours son effet.

Leur vie est essentiellement terrestre, cependant la reproduction a lieu dans l'eau (mares et étangs). Les crapauds migrent alors de leur lieu d'hibernation à leur site de reproduction pour ensuite rejoindre leurs quartiers d'été.

Les crapauds passent le temps de l'hibernation dans des abris creusés sous terre, à une profondeur de 10 à 80 cm.

Les crapauds les plus répandus en France sont

- le crapaud commun

- le crapaud des joncs

- le crapaud vert

Le crapaud commun

Répartition : partout en France (et en Europe)

Habitat : il colonise tous types d'habitats à caractère assez fermés ou en lisière. En règle générale, il préfère les milieux secs mais qui comprennent des micro-habitats humides.

Le crapaud commun est le batracien le plus fréquemment rencontré dans les jardins.

Mode de vie : moeurs terrestres, dans la journée le crapaud commun se mets au repos sous de grosses pierres, troncs d'arbre coupés, sous les feuilles mortes, des haies et buissons ou dans des trous dans la terre.

L'activité du crapaud commun adulte est généralement crépusculaire et nocturne.

Les jeunes crapauds dans leur première année de vie sont diurnes.

Mode de déplacement : habituellement en marchant, par bonds pour fuir

Hibernation : débute en octobre/novembre et dure jusqu'à février/mars

Période de reproduction : de début mars jusqu'à fin avril

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Le crapaud des joncs

Répartition : présent dans toute la France

Habitat : Il occupe une grande variété de milieux qui doivent cependant être caractérisés par des sols meubles et dégagés, une végétation discontinue dans un paysage ouvert et ensoleillé avec des mares (peu profondes)

Mode de vie : moeurs terrestres, il passe la journée enfoui dans le sol. Il est nocturne et fouisseur.

Mode de déplacement: en marchant, en cas de danger, il peut courir très vite comme un petit rongeur (ne saute jamais)

Hibernation : de septembre à la mi-avril

Période de reproduction : de la mi-avril à la fin juin


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Le crapaud vert

Répartition : dans les départements de l'est de la France

Habitat : Zones bien ensoleilléesà proximité de pièces d'eau pratiquement dépourvues de végétation aquatique (gravières, milieux sablonneux)

Mode de vie : activité crépusculaire et nocturne

Mode de déplacement : habituellement en marchant, par bonds pour fuir

Hibernation : début novembre à fin mars

Période de reproduction : Avril à Juin

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Le risque principal d'envenimation consiste en ce que le chien prend le crapaud dans la gueule et même le mâchouille.

La symptomatologie

La sévérité des symptômes dépend de multiples facteurs :

la quantité de venin absorbé,

la constitution individuelle,

l'état de santé général etc.

Délai d'apparition : en moins d'une heure

Symptômes digestifs

- Salivation

- Vomissements

- douleurs abdominale

Symptômes cardiaques

- Bradycardie : ralentissement des battements cardiaques

- Tachycardie : accélération anormale des pulsations cardiaques

- Arythmies

Symptômes nerveux

- Ataxie : Perturbation motrice résultant de la dégradation des notions de position et de mouvement

- Hallucinations

- Tremblements

- Convulsions

- Nystagmus : Oscillation rythmique horizontale, verticale ou rotatoire des globes oculaires lors de la poursuite oculaire.

Les Salamandres qui vivent en France sont :

- la salamandre tachetée (aussi appelée "salamandre de feu") et quelques-unes de ses sous-espèces

- la salamandre noire

La salamandre tachetée

Répartition : partout en France

Habitat : Vallons où règnent la fraîcheur et l'ombre, forêts de hêtres et forêts mixtes (châtaigneraies, forêts de hêtres et de conifères), toujours à proximité d'un petit cours d'eau (ca. 200m).

Elle trouve abri sous des souches d'arbres, sous terre et sous des feuilles mortes.

Mode de vie : Au printemps et à l'automne, elle est diurne en cas de fortes pluie car son activité est fonction des périodes d'activités de ses proies principales (verres de terre, limaces). Sinon, elle est nocturne. Ses moeurs sont terrestres, exceptée pour la ponte qui a lieu dans l'eau.

Hibernation : Du début de l'hiver au printemps.

Période de reproduction : Du printemps jusqu'en début de l'été

La salamandre noire

Répartition : Hautes-Alpes, Savoie, Jura, Doubs)

Habitat : Elle vit entre 600 et 3000 m d'altitude dans des lieux caractérisés par l'humidité et l'ombre. Elle trouve refuge sous des pierres er dans des terriers de rongeurs. On peut la rencontrer sur des pentes dans des éboulis rocheux. Mode de vie: Au printemps et à l'automne, elle est diurne en cas de fortes pluie car son activité est fonction des périodes d'activités de ses proies principales (verres de terre, limaces). Sinon, elle est nocturne et ses moeurs sont terrestres. Elle ne ponds pas, mais donne naissance à deux petits tout formés.


Hibernation : Du début de l'hiver au printemps.

Période de reproduction : Du printemps jusqu'en début de l'été

Symptomatologie Comme pour le crapaud, l'envenimation se produit lors du contact buccal et les tentatives d'ingestion.

Les symptômes sont notamment d'ordre neurologique. Principalement: - convulsion - paralysie

 
GENERALITES HYMENOPTERES

 

Les hyménoptères aussi ne deviennent agressifs que s'ils se sentent menacés.

L'attaque se fait en défense offensive en cas de danger.

La dangerositéde leur venin dépend encore de plusieurs facteurs :

le nombre de piqûres,

l'endroit de la piqûre,

l'âge et la constitution de l'individu piqué,

ainsi que son état de santé général

et de la présence d'un terrain allergique ou non.

Le venin des hyménoptères contient :

- des protéines neurotoxiques, hémolytiques (hémolyse: destruction des globules rouges avec libération d'hémoglobine) et allergènes

- des aminés inflammatoires : sérotonine, histamine, dopamine, noradrénaline, adrénaline

En France (et en Europe) les piqûres les plus fréquentes sont celles des

- abeilles

- guêpes

- frelons

L'abeille

Il faut distinguer l'abeille sauvage et l'abeille "domestiquée" pour sa production de miel.

L'abeille sauvage est le plus souvent solitaire, construisant elle-même son nid et nourrissant seule sa progéniture.

On peut cependant rencontrer de véritables colonies d'abeilles sauvages dans lesquelles chaque individu reste indépendant.

Les abeilles sauvages sont peu agressives, et la piqûre est plutôt rare.

Sa vie est de courte durée: tout au plus de quelques semaine. Elle niche dans des endroits les plus variés: troncs d'arbre, murs, bois morts, sous terre, sous des feuilles.

Il en est autrement pour l'abeille "domestiquée".

Celle-ci vit dans des colonies pluriannuelles. Les colonies (ruches) peuvent comprendre plusieurs milliers d'individus.

Si elles sentent leur nid menacé, une grande partie de l'essaim peut attaquer.

Leur dard étant denté, il reste accroché dans le tissus piqué et l'abeille meurt après la piqûre en s'arrachant l'abdomen quand elle se dégage.

Attachée au dard se trouve la poche à venin

Le retrait du dard doit être fait prudemment pour ne pas vider la poche de venin

La défense est le prérogative des femelles, les mâles ne sont pas équipés pour.

Les guêpes


La guêpe vit en colonies, comme les Abeilles à miel.

Les colonies de guêpes sont annuelles. Exceptées la reine et les femelles fécondées (les futures reines), qui hivernent à l'abri, p.ex. dans un tronc d'arbre mort, tous les individus meurent à l'automne,

Au printemps, la reine sortant de son repos hivernal, cherche un endroit qui convient pour construire le guêpier, dans le sol, sous un toit, dans une gouttière ou dans un tas de bois.

Les mâles et les futures reines ne sortiront qu'à la fin de l'été et en automne.

Les Guêpes adultes se nourrissent surtout de sucre (fruits, nectar des fleurs etc.) mais les ouvrières rapportent aussi des protéines animales pour l'élevage des larves.


Le dard de la guêpe est lisse et lui permet de piquer plusieurs fois de suite.

Son comportement est plus facilement agressif que celui de l'abeille et du frelon.

En cas de danger près du guêpier, la guêpe sécrète une phéromone qui donne le signal d'alerte et une grande partie de l'essaim se présente alors à l'attaque.

Quand on écrase une guêpe ce même phéromone est sécrété avec le risque de voir rappliquer toute la troupe.

Les frelons

Les frelons font partie de l'espèce des guêpes et leur modes de vie se ressemblent.

Leur nid en forme de boule peut abriter plusieurs centaines d'individus.

Ils attaquent surtout à proximité de leur nid qu'ils installent souvent dans les granges, sous la toiture des maisons ou dans des arbres.

Le dard étant en proportion avec la taille de l'insecte, il est assez long pour entraîner des piqûres intraveineuses.

Le risque de piqûres multiples est important, le dard étant lisse.

Tout comme la guêpe le frelon est attiré par le sucre et les protéines animales.

Symptomatologie

Les piqûres sont graves lorsque :

- elles sont situées dans une zone sensible (muqueuses, p.ex.)

- elles sont multiples

- le sujet est allergique

Les réactions sont déterminées par deux mécanismes :

- réaction directe lors de la piqûre (réaction anaphylactoïde), la réaction est produite par l'effet du venin

- allergie (réaction anaphylactique), la réaction est surtout due aux molécules produits par l'organisme en réaction au venin

Les deux réactions peuvent être difficiles à différencier.

Symptômes locaux

- inflammation (douleur, gonflement)

- prurit

- oedème (dont oedème de Quincke)

Symptômes généraux

- troubles moteurs

- paralysie

- hyperthermie

- tachycardie

- choc anaphylactique (déficit cardio-réspiratoire avec brachycardie et broncho-constriction)

La mort peut survenir rapidement en cas de piqûre répétée par l'essaim.

GENERALITES CHENILLES PROCESSIONNAIRES

 


Les chenilles processionnaires sont les larves d'un papillon qui, lui, est inoffensif.


Son cycle biologique est annuel.

Fin juillet/début août, les femelles du papillon déposent entre 70 à 300 oeufs en bout d'une branche haute.

Un mois après la ponte éclosent les premières chenilles (5 stades larvaires vont se succéder).

Les arbres hôtes sont choisis selon leur situation: arbres isolés, situés sur des crêtes ou en lisière afin d'assurer un bon ensoleillement nécessaire au développement des larves.

Les oeufs sont alignés en rangées parallèles et protégés par des écailles aux reflets luisants, se confondant ainsi parfaitement avec les bourgeons des arbres.


Le développement larvaire s'accomplit en hiver et le cycle complet dure entre 4 et 8 mois.

A l'approche de l'hiver, les larves tissent leur nid qui les abritent le jour.

L'activité des chenilles est nocturne (alimentation, tissage du nid).


De janvier à juin, les chenilles quittent l'arbre en procession pour aller s'enfouir dans un sol chaud et meuble où se produit la nymphose qui prendra cinq à dix-huit mois en moyenne mais peut attendre plusieurs années, ce qui explique leur persistance après destruction apparente.

La chenille processionnaire progresse depuis plusieurs décennies vers le nord de la France, ainsi qu'en altitude, dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif Central.

Cependant le sud de la France et les zones atlantiques restent les plus touchés. La chenille possède des poils fusiformes contenant le venin et qui ressemblent à de minuscules harpons.

Cette caractéristique permets la pénétration dans le tissus, mais interdit l'extraction.

Le venin contient notamment la thaumatopéine qui déclenche une forte libération d'histamine. Cet effet est comparable à celui des amines des venin des ophidiens. Le risque pour le chien sont notamment l'ingestion et le contact buccal.

Parfois l'envenimation passe aussi par un contact cutané ou oculaire. Les chenilles processionnaires sont la seconde cause la plus fréquente d'envenimation des chiens. La période qui demande notre plus grande vigilance s'étend de janvier à juillet. Cependant, les mois de risque le plus important sont mars et avril.

On distingue deux espèces de chenilles processionnaires :

- la chenille processionnaire du pin, mais qui s'installe également dans les cèdres et d'autres conifères

- la chenille processionnaire du chêne

Symptomatologie

Le délai d'apparition est rapide.

Les symptômes les plus fréquents sont liés à l'ingestion :

- inflammation des lèvres, de la cavité buccale (stomatite), de la langue (glossite) avec une violente douleur

- gonflement des babines

- oedème lingual

- salivation L'inflammation pouvant aller jusqu'à l'ulcère ou la nécrose,

- apparaissent ensuite vomissement et diarrhée

- dans les cas graves apparaissent des symptomes généraux (choc, agitation ou convulsions)

 

 

 

 

Bien entendu, ces informations ne peuvent pas être exhaustives, mais avoir pris connaissance avec qui nous partageons le territoire, devrait permettre dans une certaine mesure de dominer l'environnement à cet égard aussi.


En guide averti, il devrait nous être possible d'amoindrir le risque de contact et donc d'envenimation.

Mais si malgré toutes nos précautions, il adviendrait quand même un accident d'envenimation, quelles seront les mesures de premiers secours ?

En général, pour les envenimations ophidiennes, batricienne, et par hymenoptères les mesures de premier secours reste les mêmes :

- Calmer le chien

- Prendre note de l'heure et de l'endroit

- nettoyer la plaie avec un désinfectant sans alcool

- traitement anti-choc : injection en sous-cutané au cou de glucocorticoîdes en solution aqueux et non cristalline (en sub-lingual s'est encore mieux, mais prudence, il faut vraiment se sentir le faire et surtout sentir le chien: risque de morsure)

- éviter l'accélération du rythme cardiaque (mouvement, énervement)

En cas d'envenimation par les chenilles processionnaires :

- calmer le chien

- Prendre note de l'heure et de l'endroit

- traitement anti-choc : injection en sous-cutané au cou de glucocorticoîdes en solution aqueux et non cristalline

- le rinçagesà l'eau peut-être fait, mais son effet ne sera pas très important, voire nul, étant donné la nature des poils en forme de harpon

La suite des mesures de secours, bien que logique, est souvent aussi la plus compliquée à réaliser.

Rejoindre le plus rapidement la clinique vétérinaire, certes, mais vu qu'il faut éviter l'accélération du rythme cardiaque, le mouvement est en principe interdit à la victime.

A part cette règle-là, il n'y en a pas, chacun ayant des habitudes de promenades personnelles (à plusieurs ou non, la voiture dans le coin ou pas) et des chiens de différentes tailles (portables ou pas).

Pour les glucocorticoïdes, il faut parler à votre vétérinaire en titre qui peut vous préparer une seringue avec une dose toute prête que vous pouvez porter avec vous de tout temps dans la trousse de premier secours, cette substance pouvant être gardée à température ambiante.

Et voici ce qui peut ressembler à une évidence, mais parfois on l'oublie: emporter son téléphone portable le cas échéant et le numéro du vétérinaire.

Dès que le téléphone capte un réseau (ce qui n'est pas toujours le cas en pleine nature), on appelle le vétérinaire primo pour ne pas se trouver devant la clinique fermée, secundo pour prévenir de votre arrivée et la nature de l'urgence.

Une fois arrivé à la clinique, il est important de pouvoir transmettre au vétérinaire le plus d'informations possibles :

- L'animal qui est à l'origine de l'envenimation si vous l'avez identifié

- l'heure de l'inoculation du venin

- l'endroit où l'incident s'est produit (souvent les vétérinaires connaissent les bestioles qui sévissent dans leur région)

- les symptômes de votre chien que vous avez observés ainsi que leur évolution s'il y en a eu pendant le trajet à la clinique

© Barbara

 

 

 


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